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La Ville de Vancouver demande de décriminaliser la possession de drogues

Tandis que le nombre de surdoses mortelles continue de grimper à Vancouver, la municipalité demande au gouvernement fédéral de décriminaliser la possession de drogues.

C’est une nouvelle approche pour la Ville, selon la dirigeante de la politique sociale, Mary Clare Zak. Elle s’aligne avec la stratégie à quatre piliers de Vancouver, qui se concentre sur la réduction des risques, la prévention, le traitement et le maintien de l’ordre.

« Ce que nous avons appris d'autres pays, par exemple le Portugal, c’est que quand les drogues sont décriminalisées, les gens se sentent assez en sécurité pour demander de l’aide », explique-t-elle.

Mme Zak dit que les victimes de surdoses se trouvent souvent à l’intérieur et qu’il est difficile pour eux d’avoir accès à des traitements à cause de l'illégalité de leur consommation de drogues.

La Ville recommande aussi les mesures suivantes :

  • investir rapidement dans les programmes de traitements;
  • augmenter la capacité des programmes d’accès aux opioïdes supervisés;
  • soutenir les programmes qui déstigmatisent les dépendances;
  • continuer l’ouverture de centres d'injection supervisée.

Il y a eu 33 surdoses mortelles à Vancouver au mois de janvier, le plus haut chiffre depuis mai 2017.

Mme Zak dit qu’il y a une augmentation continue des surdoses depuis le mois d’octobre.

Le gouvernement fédéral présentera cet été un projet de loi pour légaliser la marijuana, mais le gouvernement libéral n’appuie pas la décriminalisation d’autres drogues.

« Décriminaliser les drogues dures n’est pas une mesure que le Canada considère présentement », a déclaré le premier ministre Justin Trudeau lors d’un forum public à Edmonton en février.

Le chef du NPD Jagmeet Singh, de passage à Vancouver l’année dernière, avait affiché son soutien pour la décriminalisation de la possession de tout type de drogues.

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