La Ville de Québec n'a pas l'intention d'imiter Montréal en abaissant la limite de vitesse à 30 km/h dans les quartiers résidentiels.

Un texte de Louis Gagné

Régis Labeaume a fermé la porte jeudi à une uniformisation de la signalisation routière dans les rues secondaires de la capitale. Le maire affirme que la réalité de Québec n’est pas du tout la même que celle de Montréal.

« L'erreur qu'on peut faire, c'est de comparer Québec à une métropole comme Montréal. Ça, c'est une erreur, on ne peut pas faire ça. Alors, le même modèle ne peut pas s'appliquer partout », a déclaré Régis Labeaume lors d’un point de presse à bord du navire italien Amerigo Vespucci.

La sécurité d’abord

Régis Labeaume soutient que l’objectif de son administration a toujours été d’assurer la sécurité des citoyens. Il mentionne que plusieurs mesures ont été prises à cet égard, telles que l’installation de radars mobiles et l’aménagement de rues conviviales.

« C'est à long terme, on a déjà commencé, alors, Montréal prend sa décision, mais ça fait longtemps, ça fait des années qu'on est là-dessus, rappelle le maire. Puis quand on regarde nos statistiques, on est assez contents. »

Intérêt à Québec

La volonté de la Ville de Montréal de limiter à 30 km/h la vitesse dans les rues locales suscite de l’intérêt à Québec.

Le conseiller indépendant Paul Shoiry fait remarquer que la signalisation n’a jamais été uniformisée à la suite des fusions municipales au début des années 2000.

Rappelons que les anciennes villes de Beauport et Sillery avaient abaissé les limites de vitesse sur leur territoire avant d’être intégrées à Québec.

« Je pense que la Ville de Québec doit faire ça. La Ville de Québec doit mettre les rues locales à 30 km/h. Je pense qu’on est rendu là », croit M. Shoiry.

La Fondation CAA-Québec mentionne pour sa part qu’une diminution de la limite de vitesse de 50 à 30 km/h peut faire toute la différence en cas de risque de collision.

« À 30 km/h, on a plus de temps pour arriver à poser une action et réagir à une situation imprévue », fait valoir le président de la fondation, Marco Harrison.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

Plus d'articles

Commentaires