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Langues officielles : l'heure est à l'action, selon des Franco-Manitobains

Des organismes franco-manitobains abondent dans le même sens que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) : les paroles ne suffisent plus, le gouvernement fédéral doit passer à l'action en matière de langues officielles.

La FCFA donne au gouvernement jusqu'au 31 mars pour s’attaquer concrètement à la question des dossiers des langues officielles, une mesure appuyée par des organismes comme la Société de la francophonie manitobaine (SFM).

Les investissements du fédéral n'ont pas été indexés au coût de la vie depuis plus d'une décennie, selon la FCFA. La situation est aujourd’hui devenue très difficile à vivre pour les organismes franco-manitobains, estime Daniel Boucher, directeur général de la SFM.

Pour éponger le manque de financement, les organismes ont fait preuve de créativité, dit Daniel Boucher. Il y a toutefois des limites à ce qu'elle peut faire, estime-t-il.

Par exemple, le journal La Liberté a retiré, au total, 600 pages de contenus de ses journaux la dernière année, dit Sophie Gaulin, directrice et rédactrice en chef. Cela représente, à ses yeux, 600 histoires de la communauté franco-manitobaine qui ne sont pas offertes au public.

En fin de compte, si les médias ne sont pas en bonne santé, c'est toute la communauté qui en souffre, ajoute Sophie Gaulin.

Une journée d’action le 1er mars

La FCFA organisera une journée d'action le 1er mars sur la colline du Parlement pour faire valoir l'urgence d'agir en matière de langues officielles.

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