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Laval ne veut plus être vue comme le far west des promoteurs

Pour de nombreux visiteurs, Laval, troisième ville du Québec est dénuée de véritable centre-ville et demeure un synonyme de grands centres commerciaux en bordure d'autoroutes. L'administration du maire Marc Demers, au pouvoir depuis 2013, veut changer cette perception en accordant plus d'espace à la verdure et à la qualité de vie, et moins à l'automobile.

Un reportage de Benoît Chapdelaine

« Je crois que l'image de Laval comme un far west des promoteurs immobiliers et des grandes surfaces est révolue définitivement », lance le conseiller municipal de Duvernay-Pont-Viau et membre du comité exécutif de Laval, Stéphane Boyer.

Quelque 200 personnes ont notamment participé cette semaine à une consultation publique sur la revitalisation du secteur de la station de métro Cartier, au nord du pont Viau.

« Pour nous, précise Stéphane Boyer, le redéveloppement d'une partie du boulevard des Laurentides, surtout aux abords du métro, de l'entrée de ville et du pont, passe entre autres par le réaménagement des rues, la plantation d'arbres, la création de nouveaux édifices. »

« On regarde pour un nouveau centre culturel et sportif, un YMCA, on veut reconstruire pour nos besoins une cour municipale, mais on veut faire ces projets-là avec un concours d'architecture et en intégrant peut-être des immeubles à bureaux qui vont amener des emplois dans le quartier », explique le conseiller municipal.

La responsable de l'aménagement et du design urbain au service de l'urbanisme de Laval prononçait une conférence intitulée « Laval en route pour une intégration urbaine de sa composante commerciale », dans le cadre du 3e Rendez-vous Collectivités viables, un événement de l'organisme Vivre en ville qui a réuni environ 250 personnes, jeudi, au Centre des sciences, dans le Vieux-Port de Montréal.

« On est une ville, arrêtez de dire une ville de banlieue, on n'est pas la deuxième ou troisième couronne, explique en entrevue Djemila Hadj-Hamou. Il va falloir qu'on fasse des gestes dignes d'une ville, donc je pense qu'on entame plus d'urbanité. Ce n'est pas facile, on se bat encore avec certains promoteurs, c'est encore le stationnement en avant, des choses comme ça. »

Mme Hadj-Hamou ajoute que Laval ne se transformera pas du jour au lendemain. « Les efforts sont faits surtout en lien avec les aires de TOD [transit oriented development], la présence du métro, l'implantation d'un réseau de transport collectif et actif », énumère-t-elle.

La station de métro Montmorency, à l'extrémité de la ligne orange, est au coeur de cette transformation qui pourrait s'étendre sur une dizaine d'années.

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