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Le Barreau demande au premier ministre de régler le conflit avec les juristes

Le Barreau du Québec presse le premier ministre Philippe Couillard d'intervenir rapidement afin de mettre un terme au conflit entre le gouvernement et les juristes de l'État.

La bâtonnière Claudia P. Prémont mentionne que la grève des avocats et notaires de l’État, qui dure depuis quatre mois, a entraîné « des conséquences déplorables qui minent la saine administration de la justice » et portent atteinte aux Québécois et Québécoises ».

« Comme vous le savez sans doute, des centaines, voire des milliers de dossiers ont été remis et les citoyens sont lésés par des délais qui ne cessent et ne cesseront de s’allonger », écrit Mme Prémont dans une lettre envoyée mardi au premier ministre.

Lundi, le Barreau de Montréal avait lancé un appel similaire au gouvernement.

Confiance du public

Claudia P. Prémont soutient que les doutes qui ont été soulevés sur l’indépendance des juristes du gouvernement minent la confiance du public envers l’État de droit. Elle croit « que la situation a assez duré ».

« Dans un souci urgent de retenir la confiance du public envers l’administration de la justice et d’assurer la protection des Québécois et Québécoises, je vous demande, au nom du Barreau du Québec, d’initier le règlement du conflit », écrit la bâtonnière.

Les juristes de l'État sont en grève depuis le 24 octobre. La semaine dernière, ils ont décidé à 63 % de poursuivre la grève, et ce, même si leur fonds de grève est à sec.

« Silence totalement injustifié »

La sortie de Mme Prémont intervient quelques heures après la publication, dans le quotidien Le Devoir, d'une lettre signée par l'avocat à la retraite Georges Lalande, qui reproche au Barreau du Québec d'être « inactif » et qui accuse la bâtonnière de se terrer « dans un silence totalement injustifié en invoquant qu’il s’agit d’un simple conflit de travail qui ne relève pas de son autorité ».

M. Lalande rappelle que l'ex-bâtonnière Lu Chan Khuong, qui souhaite effectuer un retour la tête du Barreau du Québec, a pris position sur le sujet il y a quelques semaines, estimant que le Barreau devait appuyer les juristes dans leur lutte, qui vise notamment à obtenir la parité salariale avec leurs collègues des affaires criminelles et pénales.

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