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Le bilan de l'année du premier ministre Brian Pallister

Dans une entrevue accordée à Louis-Philippe LeBlanc, le premier ministre Brian Pallister revient sur son début de carrière comme chef du gouvernement progressiste-conservateur, huit mois après que les élections provinciales ont fait tomber le rideau sur 18 ans de gouvernance néo-démocrate.

Au tout début de son mandat, Brian Pallister a offert une belle surprise à la communauté franco-manitobaine avec l’adoption rapide de la loi 5 sur l’épanouissement de la francophonie manitobaine.

Le précédent gouvernement néo-démocrate avait aussi présenté un projet de loi sur la communauté francophone l'automne dernier. Le projet de loi 6, déposé en novembre 2015 par l'ancien premier ministre néo-démocrate, Greg Selinger, portait le même titre que celui des progressistes-conservateurs à un mot près : le document parlait de « l'essor » de la francophonie plutôt que de « l'épanouissement ».

Le projet de loi 6 est finalement mort au feuilleton. Brian Pallister, chef de l'opposition à l'époque, avait refusé à plusieurs reprises de s'engager en faveur de son adoption, disant que le projet de M. Selinger n’était que « pour faire un spectacle » et soulignait que le Nouveau Parti démocratique du Manitoba (NPD) avait eu 17 ans pour présenter un tel document.

« Mais je ne m’y suis jamais opposé non plus », précise-t-il, par rapport au projet du NPD.

Nous avons vu un besoin pour cette loi. En tant qu’opposition, ce n’est pas votre principale responsabilité de féliciter le gouvernement. Mais nous pensions que c’était un bon projet de loi à adopter, et c’est ce que nous avons fait.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Très tôt dans son premier mandat, le Parti progressiste-conservateur a donc adopté à l’unanimité la Loi sur l’épanouissement de la francophonie manitobaine lors de sa première lecture, évitant ainsi qu’il y ait des consultations publiques qui auraient pu faire revivre aux Manitobains une crise linguistique.

Jouer à la dure avec Ottawa

Au cours de ses sept premiers mois à la tête du gouvernement provincial, Brian Pallister s’est engagé dans plusieurs négociations ardues avec le gouvernement fédéral, notamment en ce qui concerne le régime des pensions du Canada et le plan sur le changement climatique.

Au tout début de son mandat, M. Pallister a refusé d’entériner l'entente de principe du Régime de pensions du Canada (RPC) jusqu’à ce qu’Ottawa accepte plusieurs de ses propositions, dont l’élimination des déductions sur le revenu minimum garanti pour les personnes âgées veuves qui reçoivent une pension de survivant du RPC, l’indexation de l’indemnité du RPC et une révision de l’ensemble des prestations du régime.

En décembre, M. Pallister a aussi très publiquement refusé de signer le plan sur les changements climatiques d’Ottawa, disant qu'une discussion sur les soins de santé au pays devait primer la question écologique.

Il faut comprendre que nous sommes d’accord avec M. Trudeau sur beaucoup de sujets, mais […] c’est nécessaire de partager les responsabilités entre les gouvernements fédéral et provincial.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Le premier ministre Pallister remercie les Manitobains de leur patience et précise que son gouvernement continuera son travail de restructuration de l’économie de la province en 2017.

« Nous voulons garder le cap quant aux taxes, tout en aménageant les services – et tout ça en même temps, explique-t-il. C’est un défi que nous acceptons. »

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