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Le bilan de Vision Vancouver sur l’itinérance

Vancouver vient d'inaugurer un immeuble de 81 logements à prix abordables au centre-ville. Ces appartements sont destinés en partie à une clientèle sur l'aide sociale et en partie à une clientèle à faible revenu.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

Depuis leur première victoire électorale en 2008, Gregor Robertson, maire de Vancouver, et son parti, Vision Vancouver, font de l’itinérance un volet principal de leurs plateformes électorales. C’est un sujet qui demeure un enjeu pour les élections partielles du 14 octobre. Les dernières statistiques de la Ville montrent que le nombre de sans-abri à Vancouver a pour la première fois dépassé 2000 personnes en 2017.

Gregor Robertson, qui a été réélu en 2011 et 2014, ne doit pas se porter candidat à la réélection avant 2018. Cependant, un membre de son parti se porte candidat pour le poste vacant de conseiller municipal. Voici le bilan de Vision Vancouver sur l’itinérance depuis que le parti tient la majorité à l'Hôtel de Ville.

2008

En 2008, M. Robertson et Vision Vancouver ont remporté une victoire importante sur le NPA (Non Partisan Association). Lors de la campagne, M. Robertson et son parti avaient promis de mettre fin à l’itinérance avant 2015.

Selon les statistiques de BCNPHA (l’association à but non lucratif de logement de la province), il y avait à l’époque 1576 personnes qui vivaient dans la rue à Vancouver.

2011

La cible de mettre fin à l’itinérance avant 2015 n’est pas apparu au programme de Vision Vancouver en 2011. Gregor Robertson avait quand même célébré le fait que pour la première fois en 10 ans, le nombre de sans-abri à Vancouver avait baissé entre 2010 et 2011.

Son parti avait proposé un plan de trois ans qui comprenait la construction de plus de logements abordables, la mise en oeuvre d’un plan sur le logement abordable et l’itinérance et un soutien continu aux foyers d’urgence pour les sans-abri. En 2011, le décompte de BCNPHA des personnes qui vivent dans la rue à Vancouver était de 1581.

2014

Dans son programme électoral de 2014, Vision Vancouver a réaffirmé son objectif de mettre fin à l’itinérance dans la ville avant 2015. Dans ce but, le parti a promis de soutenir les foyers pour sans-abri, d’alimenter la caisse pour les locataires dans une situation de crise, d’identifier des propriétés municipales qui pourraient être utilisées pour le logement social et d’investir dans le logement temporaire.

À l’époque, Vision Vancouver avait célébré le fait d’avoir créé la Vancouver Rent Bank, une caisse d’épargne pour les locataires en situation de crise, et l’ajout de 1500 appartements de logement social. Le nombre d’itinérants avait malgré tout grimpé à 1803 personnes.

2017

Diego Cardona est le candidat de Vision Vancouver aux élections partielles du 14 octobre. Il propose notamment de créer un poste de « défenseur des locataires » au conseil municipal qui, selon lui, aiderait à empêcher les évictions illégales. Le candidat demande aussi que 500 000 $ du revenu de la taxe sur les maisons inoccupées alimentent la Vancouver Rent Bank.

Selon un rapport de la BCNPHA publié cette année, il y avait 2138 personnes qui vivaient dans la rue le 8 mars 2017 à Vancouver. Plus de 25 % n’avaient pas de place dans un foyer pour sans-abri de la ville.

Gregor Robertson dit que répondre à la crise du logement continue d'être tout un défi, en partie en raison du manque d’investissement de la part du gouvernement fédéral et de la province.

Mercredi, le conseil municipal a attribué un contrat pour la construction de 600logements modulaires à l'entreprise Horizon North. La province va consacrer 66 millions de dollars au projet.

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