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Le Bloc québécois rappelle ses gains dans l’espoir de raviver la flamme

Gilles Duceppe est revenu sur quelques réalisations du Bloc québécois des dernières années afin de rappeler que le parti souverainiste est toujours utile à Ottawa.

Le chef bloquiste a parlé notamment d'ententes sur la formation de la main-d'oeuvre, sur le supplément de revenu garanti, de la prestation pour garde d'enfants, des transferts fédéraux en santé et en éducation et de la gestion de l'offre. Il a également vanté la contribution du parti pour mettre fin au scandale des commandites.

« Le Bloc a fait ses preuves », a affirmé Gilles Duceppe.

Pour le chef bloquiste, il est important de rappeler les réalisations « parce que nos adversaires répètent qu'il n'y en a pas eu, ce qui est faux ».

M. Duceppe a aussi souligné que c'était aussi de bonne guerre pour lui de revenir sur le passé du Bloc puisque les autres partis font également ce genre d'exercice. Il a mentionné que le chef libéral Justin Trudeau a été accompagné par l'ex-premier ministre Paul Martin dernièrement et que le chef néo-démocrate Thomas Mulcair fait abondamment référence à l'ex-chef Jack Layton.

Mais Gilles Duceppe a aussi rappelé ces gains pour souligner que selon lui, le Nouveau Parti démocratique n'a rien fait pour le Québec depuis la vague orange de 2011 qui a pratiquement emporté le Bloc québécois.

Pour M. Duceppe, le fait que le NPD soit si en avance dans les intentions de vote au Québec ne reflète pas la satisfaction des gens envers le travail des députés néo-démocrates, mais plutôt un profond désir des Québécois de se débarrasser du gouvernement Harper.

« Tous les gens que j'ai rencontrés me disent : on ne veut pas de gouvernement conservateur. On ne veut pas Harper. C'est essentiellement ça. [Ils ne me disent pas] le NPD a fait du bon travail, [ils me disent] on ne veut pas Harper. »

Il a rappelé que, selon lui, les Québécois n'ont pas à voter pour le NPD dans le seul but de se départir des conservateurs. Gilles Duceppe a insisté sur le message qu'il martèle depuis le début de la campagne, à savoir qu'à chaque fois que le Québec a envoyé un fort contingent de députés bloquistes à Ottawa, cela a nui à Stephen Harper et aux conservateurs.

« Quand on l'a battu, il était minoritaire. Quand ils [le NPD] l'ont battu, il est devenu majoritaire. »

Encore une fois, il a répété que le PLC et le NPD n'ont qu'à « faire leur travail » ailleurs dans le Canada anglais pour empêcher un nouveau gouvernement conservateur.

« C'est au Canada que le vote est divisé entre les libéraux et le NPD. C'est eux qui font passer les conservateurs. Harper ne gagne pas au Québec, il a cinq députés. S'il est majoritaire, c'est qu'il gagne au Canada et qu'il y a une division entre les libéraux et le NPD. Qu'ils en portent la responsabilité », a déclaré Gilles Duceppe.

La récession et l'austérité

Alors que Statistique Canada va dévoiler mardi si le Canada est en récession, Gilles Duceppe a critiqué les plans de Stephen Harper et Thomas Mulcair, qu'il accuse de nuire davantage à la situation économique.

« Je pense qu'en période de récession ou de crise économique grave, il ne faut pas l'accentuer en multipliant les compressions et en prônant l'austérité comme Monsieur Harper et Monsieur Harper », a-t-il dit.

Gilles Duceppe a pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas là d'un appui au chef libéral Justin Trudeau, le seul qui s'est dit prêt à faire des déficits.

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