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Le Brexit ouvre la porte à la souveraineté, selon des péquistes

Les candidats à la course à la direction du Parti québécois sont unanimes : les indépendantistes québécois ont de quoi se réjouir du processus entourant le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Selon eux, le vote référendaire pour le Brexit prouve que les questions de souveraineté sont toujours d'actualité.

« Ça bouge dans le monde, affirme Alexandre Cloutier. Ça bouge du côté de l'Union européenne. Alors, c'est à nous comme Québécois de nous assurer d'être en mouvement et de reconnaître une fois pour toutes que le statu quo, ce n'est pas le meilleur moyen pour le Québec. » Il s'est aussi enthousiasmé de la « règle du 50 % plus un » appliquée par les Britanniques pour reconnaître les résultats.

Jean-François Lisée a pour sa part déclaré sur Facebook que tout référendum vient avec des scénarios catastrophiques et qu'au final les politiciens et les institutions adoucissent le ton une fois le vote terminé, comme le prouve l'expérience du Brexit.

« Si nous disons oui même avec une majorité faible, nous verrons de la part des mêmes acteurs politiques et économiques une acceptation du résultat et une volonté de réduire les risques pendant la transition », explique-t-il.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, a également souligné la dissension des Écossais par rapport aux autres Britanniques sur le Brexit. « On voit une fois de plus que des nations différentes ont des réponses différentes à des situations données », a-t-elle déclaré en comparant la situation avec celle des indépendantistes québécois par rapport au reste du Canada.

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Paul Saint-Pierre Plamondon abonde dans le même sens. Les Écossais ont clairement exprimé leur désir de rester au sein de l'Union européenne, plus d'un an après avoir eux-mêmes voté majoritairement contre la souveraineté nationale de leur région.

Il est toutefois trop tôt pour que les souverainistes québécois s'adonnent à des comparaisons, estime-t-il, puisque c'est précisément à la réaction des Écossais qu'il faudra porter attention.

« Ils ont vécu un référendum très similaire, en matière d'arguments et d'atmosphère, à ce que le Québec a déjà vécu. Il faut voir comment l'Écosse va réagir au Brexit; je pense que c'est un meilleur élément comparatif », a ajouté le candidat à la chefferie du Parti québécois, qui a rappelé avoir vécu deux ans en Angleterre.

Quant à la députée péquiste Martine Ouellet, aussi candidate à la direction du PQ, elle a souligné le choix démocratique des Britanniques et a invité la population à arrêter de craindre les institutions financières.

« Il faut en finir avec la peur des institutions financières. Mark Carney, gouverneur de la banque d'Angleterre, a pris les dispositions nécessaires pour sécuriser l'avenir du pays », écrit-elle sur sa page Facebook.

Les péquistes se sont également réjouis du respect de la démocratie après que plusieurs leaders internationaux, dont plusieurs opposés au Brexit, eurent reconnu la légitimité du vote référendaire.

Les électeurs britanniques ont voté pour la sortie de leur pays de l'Union européenne après une campagne qui a divisé la société britannique, poussant le premier ministre David Cameron à démissionner. Cette victoire, avec près de 52 % de voix pour la sortie de l'Union européenne, sera suivie d'un processus de deux ans visant à renégocier les liens commerciaux, d'affaires et politiques entre le Royaume-Uni et l'organisation de bientôt 27 États.

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