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Le Canada accueillera 1200 réfugiés yézidis d’ici la fin de 2017

Près de 400 Yézidis qui ont survécu au groupe armé État islamique ont trouvé refuge en sol canadien depuis le mois d'octobre et le gouvernement Trudeau prévoit en accueillir 800 de plus d'ici la fin de l'année, a annoncé mardi le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen. L'opération coûtera 28 millions de dollars.

Cette annonce survient quatre mois après que la Chambre des communes a appuyé unanimement la motion des conservateurs pour accorder l’asile à des femmes et des filles yézidies que les djihadistes utilisent comme esclaves sexuelles.

Des garçons feront aussi partie des 1200 réfugiés parce qu’ils sont eux aussi persécutés par le groupe armé État islamique. « Aider à rétablir tout enfant survivant de Daech est essentiel », a ajouté le ministre Hussen.

Pas une question de religion, mais de vulnérabilité

La communauté kurdophone du nord de l’Irak, qui pratique une religion pré-islamique, est une cible de choix pour les djihadistes. Toutefois, leurs croyances ne sont pas un critère de sélection pour le Canada, soutient Ahmed Hussen.

« Nous avons toujours eu une tradition de protection fondée sur la vulnérabilité et non sur la base de l’ethnicité ou de la religion. Nous nous concentrons donc sur tous les survivants de Daech, mais particulièrement sur les Yézidis, en raison de la grande violence qu’ils ont subie sous le joug de Daech. »

Une arrivée rythmée par les ressources en place

Après avoir consulté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le gouvernement Trudeau assure avoir formulé un plan qui assurera tant la sécurité des réfugiés que celles des Canadiens.

Comme les réfugiés syriens, les Yézidis doivent subir des examens par des agents expérimentés. La santé et le casier judiciaire sont notamment vérifiés.

Le gouvernement Trudeau veut s’assurer que toutes les ressources nécessaires seront en place pour bien accueillir et protéger les Yézidis. Certains réfugiés pourraient avoir des besoins psychologiques particuliers pour vivre avec le syndrome de stress post-traumatique.

Le ministre de l'Immigration soutient aussi que de réunir les familles aidera les réfugiés à s'adapter à la vie au Canada et à guérir du traumatisme qu'ils ont vécu.

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