Retour

Le Canada achète 16 avions de recherche et de sauvetages militaires d'Airbus

Le Canada investira 2,3 milliards de dollars pour remplacer les vieux avions de recherche et de sauvetage militaires par 16 nouveaux aéronefs du géant européen de l'aérospatiale Airbus. L'entente comprend également la création d'un centre de formation en Colombie-Britannique et d'un centre d'entretien à Winnipeg.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, et le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, en ont fait l'annonce jeudi matin, à la Base des Forces canadiennes de Trenton.

L'annonce était attendue depuis longtemps.

Le projet de remplacer les avions de recherche et sauvetage de la force aérienne, dont certains étaient en fonction depuis les années 1960, a été frappé par les controverses et les retards depuis plus d'une décennie.

M. Sajjan a précisé que les nouveaux aéronefs C295 allaient changer la donne lorsque l'armée sera appelée à répondre aux appels de détresse et à agir dans différentes situations d'urgence au pays.

Mme Foote a ajouté que le contrat sera également profitable pour l'industrie canadienne, puisque Airbus a conclu des partenariats avec plusieurs entreprises du pays pour fournir les moteurs et les simulateurs, et pour assurer l'entretien à long terme des appareils.

Le premier C295 sera livré en 2019 et le dernier, en 2022.

Enthousiasme à Winnipeg

L'Exchange Income Corporation (EIC), l'entreprise winnipégoise à qui le gouvernement a confié la sous-traitance des services d'entretien, est « très enthousiaste » à l'idée d'assurer le bon fonctionnement de la flotte d'avions de recherche et de sauvetages militaires au cours des 20 prochaines années.

« Ce ne sont pas des emplois de centre d'appel; ce sont des emplois de pointe pour des techniciens hautement spécialisés », a déclaré le PDG Mike Pyle.

Selon M. Pyle, les détails du contrat n'ont pas encore été finalisés, mais il va inclure la maintenance avancée des appareils, y compris la révision complète des avions à intervalles réguliers.

Après un certain nombre d'heures, l'avion a besoin d'une révision complète, c'est-à-dire une inspection beaucoup plus détaillée de l'appareil, et nous avons l'intention d'effectuer ces travaux à Winnipeg.

Mike Pyle, PDG d'Exchange Income Corporation

Exchange Income Corporation compte déjà environ 1500 employés à Winnipeg. Mike Pyle dit qu'il est encore trop tôt pour savoir combien d'emplois seront créés, car les travaux d'entretien ne commenceront pas avant l'entrée en service des premiers aéronefs en 2019.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine