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Le Canada confie à l’entreprise Thales l’entretien de nouveaux navires militaires

Le gouvernement canadien accorde à une multinationale française un contrat dont la valeur estimée peut atteindre 5,2 milliards de dollars sur 35 ans pour l'entretien de nouveaux navires militaires.

L'annonce a été faite jeudi matin à Halifax par le ministre des Services publics et de l’Approvisionnement par intérim, Jim Carr.

Le contrat est attribué à une coentreprise formée de Thales Canada et de Thales Australia. Il porte notamment sur le radoub, la réparation et l’entretien des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et des navires de soutien interarmées ainsi que sur la formation.

Les travaux doivent être exécutés au Canada. Ils ne seront faits à l'étranger que si le navire qui en a besoin est déployé outre-mer à ce moment, a expliqué le ministre Carr.

Le contrat comprend une période de service initiale de 8 ans pour 800 millions de dollars, ainsi que des options de prolongation pouvant aller jusqu’à 35 ans pour le total estimé de 5,2 milliards de dollars sur toute la durée d’utilisation des navires.

Thales devra attribuer par appel d’offres les travaux confiés à des sous-traitants. Quant aux navires qui seront livrés dans l’est du pays, les travaux devront être exécutés au Québec, en Ontario ou dans les provinces de l’Atlantique.

Le fédéral estime que le contrat entraînera la création de 2000 emplois dans l’industrie marine canadienne pendant 35 ans.

Deux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique sont en cours de construction au chantier naval Irving à Halifax. Quatre autres sont prévus. Le coût total des six bâtiments s'élève à 2,3 milliards de dollars.

Le gouvernement fédéral a accordé cette année un contrat de 230 millions de dollars au chantier naval Seaspan, à Vancouver, pour le design de deux navires de soutien interarmées. La construction doit commencer l’an prochain. Le premier des deux navires doit être livré en 2021.

Thales est une multinationale d’origine française spécialisée en matière d’aéronautique, d’espace, de transport, de sécurité et de défense.

La décision de lui accorder le contrat a été prise après la réception de quatre soumissions et après des années de consultation de l’industrie, précise le ministre Jim Carr. L’attribution du contrat à une seule entreprise pour l’entretien les deux genres de navires était l’option la plus économique, selon lui.

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