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Le Canada s'engage à un déploiement d'au moins trois ans en Afrique

Le bureau du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, confirme que le Canada s'engagera pour une période d'au moins trois ans dans des missions de maintien de la paix en Afrique.

Les troupes canadiennes participeront aux efforts de lutte contre les mouvements radicaux, notamment dans des zones réputées dangereuses. Le bureau du ministre n'a toutefois précisé dans quels pays les troupes seront déployées.

Les missions canadiennes auront surtout pour but de renforcer les capacités des autorités locales et d'aider à la formation des militaires des pays hôtes. Le Canada offrira son soutien en tenant compte des programmes de déradicalisation déjà mis sur pied par les acteurs locaux ainsi que des initiatives sociales et économiques en vigueur sur le terrain.

Plus tôt cette année, le ministre Sajjan avait affirmé que le continent africain était sur l'écran radar de son gouvernement. Évoquant la nécessité de combattre la « propagation » du terrorisme en Afrique, le ministre de la Défense avait annoncé que le Canada renouerait avec la tradition des Casques bleus dans le cadre « d'opération de soutien à la paix ».

Ottawa a ainsi annoncé que 600 soldats canadiens seraient mis à la disposition des Nations unies dans le cadre d'un nouveau programme doté d'un budget de 450 millions de dollars sur trois ans. Un autre programme, visant les policiers affectés au maintien de la paix, a quant à lui été renouvelé pour cinq ans, avec un budget de 46,9 millions de dollars pour les trois prochaines années.

Par ailleurs, le ministre Sajjan a entrepris, au cours de l'été, une tournée de plusieurs pays d'Afrique, en compagnie du lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire et de la juge Louise Arbour, afin d'orienter son choix sur les États qui pourraient recevoir les missions canadiennes. Des sources au sein du gouvernement ont laissé entendre que le Mali, où sévit la branche maghrébine du groupe terroriste Al-Qaïda, pourrait être l'un des pays à recevoir le déploiement canadien.

Harjit Sajjan s'est d'ailleurs récemment rendu au Mali, où il s'est entretenu avec le président du pays, Ibrahim Boubacar. « Le Canada se réinvestit dans les missions de paix, et je suis venu au Mali pour écouter la partie malienne [...] pour bien comprendre avant de prendre les décisions », a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec M. Boubacar.

Les Nations unies ont pour leur part signifié leur intérêt à voir des hélicoptères canadiens être déployés au Mali, d'où les Pays-Bas ont prévu de retirer leurs appareils au début de 2017.

Sous l'ère Harper, le Canada s'était montré réticent à envoyer des troupes en Afrique. Le gouvernement conservateur avait entre autres rejeté les requêtes du Congo et du Mali pour l'envoi de troupes canadiennes sur le terrain.

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