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Le cannabis et les conseils scolaires sonneront la fin des vacances des députés en N.-É.

Un agenda bien rempli et des échéances serrées précipitent le retour au travail des députés en Nouvelle-Écosse. Les travaux reprendront à l'Assemblée législative le 27 février, la rentrée parlementaire printanière la plus hâtive depuis 1995.

« Il n’y a pas d’avantages à attendre, alors retournons à la législature et remettons-nous au travail », dit le leader parlementaire du gouvernement libéral, Geoff MacLellan.

Le travail ne manquera pas pour les élus. Tous comme leurs homologues des autres provinces, ils devront notamment s’attaquer au dossier de la légalisation du cannabis à usage récréatif avant le 1er juillet.

« Je suis prêt à parier que nous allons passer de longues journées sur des amendements à la loi », prévient Chris d’Entremont, le leader parlementaire du Parti progressiste-conservateur.

Le parti d’opposition n’est pas enchanté par le plan libéral, qui est de vendre le cannabis dans les succursales de la société provinciale des alcools (Nova Scotia Liquor Corporation). Les conservateurs veulent aussi savoir ce qui compte être fait, exactement, pour aider les policiers à arrêter les automobilistes qui prennent le volant après avoir consommé de la marijuana.

Les libéraux de Stephen McNeil auront aussi ce printemps à faire adopter un budget, travailler à la révision des limites des circonscriptions électorales, et aller de l’avant avec la décision annoncée la semaine dernière de dissoudre les sept conseils scolaires anglophones élus de la Nouvelle-Écosse.

La volonté du gouvernement de retirer les directeurs d’école et les directeurs adjoints du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse promet de causer des remous, estime le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse, Dave Wilson, qui fait un parallèle entre cette décision et celle, sous le premier gouvernement McNeil, de fusionner les régies de santé régionales.

« Beaucoup de gens ont été touchés et nous avions vu des centaines, sinon des milliers d’entre eux descendre à la législature pour faire entendre leurs voix », rappelle-t-il. « Je prévois que c’est ce que nous pourrions voir » dans le cas des conseils scolaires, soutient M. Wilson.

Geoff MacLellan reconnaît que les échéances sont serrées et exigent que les dossiers au calendrier soient réglés dès ce printemps. Il ne s’est pas risqué à prédire une prolongation des travaux au-delà de la date de clôture prévue.

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