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Le changement de gouvernement à Fredericton a coûté cher aux Néo-Brunswickois

Au lendemain de l'élection des libéraux de Brian Gallant, en septembre 2014, de hauts fonctionnaires d'allégeance conservatrice ont dû céder leur place, comme le veut la tradition. Ce grand ménage a coûté entre 825 000 $ et 1,1 million de dollars aux contribuables.

Le montant des indemnités de départ versées à six mandarins conservateurs est détaillé dans les comptes publics divulgués jeudi par le Conseil du Trésor.

Lorsqu’on additionne ces données de 2015 aux données correspondantes pour 2014, on y apprend combien ont reçu, en gros, les six hauts fonctionnaires en question. Le montant précis de leurs indemnités n’est pas connu puisque le gouvernement ne rend publiques que les échelles de rémunération.

Une pratique normale, selon un ancien sous-ministre

Dallas McCready a défendu le versement de ces indemnités en entrevue à CBC. Ces sommes « représentent les indemnités qui sont offertes à tout sous-ministre qui quitte son poste, que sa nomination ait été partisane ou non », dit-il.

Ceux qui ont fait l’objet de nominations partisanes accomplissent les mêmes tâches que les autres sous-ministres, poursuit-il, ont les mêmes responsabilités, à la différence qu’ils ont été nommés par le premier ministre pour mettre en oeuvre son programme.

Dallas McCready, ancien sous-ministre sous les cosnervateurs de David Alward, au N.-B.

Personne au sein du caucus conservateur n’a voulu commenter ces chiffres.

Deux dirigeants exclus

Deux dirigeants d’allégeance conservatrice qui avaient été écartés par les libéraux au lendemain des élections n’ont rien touché.

Les libéraux ont adopté une loi à la fin de 2014 pour priver rétroactivement l’ancienne ministre Margaret-Ann Blaney, qui dirigeait Efficacité NB ainsi que Robert MacLeod, qui était à la tête d’Investir NB, d’une indemnité de départ. La loi les empêchait également de poursuivre le gouvernement pour renvoi injustifié.

La plupart des hauts fonctionnaires sont choisis en fonction de leur mérite et de leurs compétences, mais la tradition veut que les partis qui arrivent au pouvoir nomment des partisans à des postes clés.

D'après des informations de Jacques Poitras, CBC

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