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Le chef du Wildrose pourrait briguer la chefferie d'un parti de la droite unie

Brian Jean, le chef du Wildrose en Alberta, a annoncé qu'il est prêt à démissionner de son poste et à briguer la chefferie d'un éventuel parti destiné à unir la droite albertaine.

Un texte de Michaël Bédard

Dans une vidéo, le chef de l’opposition officielle en Alberta a déclaré qu’il prendra cette décision si les membres de son parti appuient une union entre le Wildrose et le Parti progressiste-conservateur. Le politicien a affirmé que l’union des deux partis de droite leur donnera plus de chance de remporter les prochaines élections.

« Nous ne pouvons laisser le champ libre à Rachel Notley, a-t-il aussi écrit dans une lettre envoyée aux membres de son parti. Dès l’automne, on doit avoir un chef d’un parti uni en poste pour s’opposer aux programmes dommageables des néo-démocrates ».

L’homme qui dirige le Wildrose depuis mars 2015 a néanmoins indiqué que l’union des deux formations politiques sera possible seulement si les principes de son parti sont respectés et seulement si ses membres sont considérés comme égaux aux membres du Parti progressiste-conservateur. Selon Brian Jean, si le projet d’union est entériné, une course à la chefferie aura lieu cet été. « Je serai prêt pour cette course. Soyons clair mon objectif est de devenir premier ministre de l’Alberta », a-t-il conclut dans la vidéo.

Jason Kenney réagit

Jason Kenney, le favori dans la présente course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur, se dit heureux de l’annonce de Brian Jean. « La décision qu’a prise Brian démontre qu’il a le sens des responsabilités et qu’il a écouté la majorité de ses militants qui ne veulent pas prendre le risque d’un deuxième mandat néo-démocrate », a dit l’ancien ministre fédéral.

Jason Kenney a rappelé qu’il s’était donné pour mission d’unir la droite albertaine depuis qu’il s’est lancé dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l’Alberta en juillet.

J’ai hâte de travailler avec lui si je gagne la course à la direction du Parti progressiste-conservateur le 18 mars

Jason Kenney, candidat à la course au leadership du PC Alberta.

« Une annonce étonnante »

Le professeur de sciences politiques à l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily, se dit surpris de cette annonce, car Brian Jean s’est longtemps opposé à cette union. « Ça montre que la droite albertaine est en train de se recomposer, mais on ne voit pas dans quelle direction elle se dirige », croit-il.

Selon le professeur, la déclaration du chef du Wildrose risque plutôt de favoriser M. Kenney. « Comme il est celui qui porte le plus cette idée, ça semble le mettre dans une position encore plus forte », a-t-il ajouté.

Pour le politologue, les victoires de la première ministre néo-démocrate ces derniers mois, notamment dans le dossier des oléoducs, pourraient expliquer ce changement de cap du Wildrose.

On note que Mme Notley a pas mal de succès. Dans ce contexte-là, on voit que la droite est un peu à court de munitions

Frédéric Boily, professeur en science politique à l’Université de l’Alberta

Avec des informations de Laurence Martin et Marie-Pier Mercier

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