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Le commissaire à l'éthique enquête sur deux députés de la CAQ

Deux députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) sont visés par une nouvelle enquête sur des allégations d'embauche d'attachés politiques « fantômes ».

Le commissaire à l'éthique Jacques Saint-Laurent a annoncé mercredi qu'il examinera leurs activités, à la demande du Parti québécois (PQ).

La whip en chef péquiste Carole Poirier soupçonne le député de Groulx, Claude Surprenant, et le whip en chef caquiste, Donald Martel, d'avoir enfreint les règles du code d'éthique de l'Assemblée nationale, a indiqué le cabinet de M. Saint-Laurent dans un communiqué.

« La demande faite au commissaire précise que la whip en chef de l'opposition officielle a des motifs raisonnables de croire que le député de Groulx aurait commis un manquement aux articles 15, 16 et 36 du Code "en embauchant monsieur Yann Gobeil-Nadon et madame Julie Nadeau comme attachés politiques fantômes" », a-t-il dit.

M. Martel est quant à lui soupçonné d'avoir donné des directives pour faciliter cette embauche « d'attachés politiques fantômes », indique le communiqué du commissaire.

Deux ex-attachés politiques de M. Surprenant, Julie Nadeau et Yann Gobeil-Nadon, ont affirmé au cours des derniers jours qu'ils avaient effectué du travail partisan tout en étant rémunérés par l'Assemblée nationale.

Le PQ estime que cette situation contreviendrait aux articles du code d'éthique portant sur les conflits d'intérêts et sur l'utilisation des biens de l'État dans le cadre de l'exercice de la charge des députés.

Ces allégations des deux ex-employés sont survenues quelques jours après que la CAQ ainsi que les libéraux et Québec solidaire ont accusé le PQ de détourner des fonds publics à des fins partisanes en rémunérant à même son budget de l'Assemblée nationale des agents de liaison travaillant à l'extérieur du parlement à des fins partisanes.

M. Saint-Laurent a annoncé lundi qu'il enquêterait, après avoir reçu une demande des libéraux, sur cette utilisation des ressources.

Mercredi, le directeur des relations avec les médias de l'aile parlementaire caquiste, Guillaume Simard-Leduc, a répété que la CAQ avait déjà pris la décision d'effectuer une enquête interne sur les allégations de ses deux anciens employés de circonscription.

« Les allégations de ces deux ex-employés nous étonnent, mais nous les prenons au sérieux comme en témoigne la vérification interne que nous avons déjà annoncée », a-t-il déclaré dans un courriel.

M. Simard-Leduc a affirmé, sans donner plus de précisions, que les faits reprochés à la CAQ ne se comparent pas à la situation des péquistes.

« Il y a un monde de différence entre les allégations de ces deux ex-employés et l'embauche, admise par le PQ, d'employés dédiés à faire du travail partisan par l'opposition officielle », a-t-il dit.

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