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Le commissaire à l'intégrité de Windsor reçoit une plainte contre le maire

Le commissaire à l'intégrité de la Ville de Windsor a reçu deux plaintes contre un conseiller municipal et le maire de la ville du Sud-Ouest de l'Ontario, Drew Dilkens.

Mercredi, le propriétaire du magasin Higher Limits, un espace où les consommateurs peuvent fumer de la marijuana et où certains événements sont organisés, a déposé une plainte contre le maire Dilkens.

Jon Liedtke l'accuse de l'avoir bloqué, de même que d'autres personnes, de ses comptes officiels Facebook et Twitter.

« Le maire de Windsor, Drew Dilkens, m'a bloqué, de même que d'autres résidents de Windsor, sur les médias sociaux, ce qui nous empêche d'engager des discussions avec lui à propos d'enjeux vitaux dans notre communauté », écrit M. Liedtke dans sa plainte au commissaire.

Il croit que ce geste constitue une violation d'une directive du commissaire à l'intégrité de la Ville, puisque le politicien utilise les comptes comme canaux d'informations du maire.

« Même quand ils utilisent leur « compte personnel », les membres du conseil municipal doivent garder en tête qu'ils sont toujours des membres du conseil et qu'ils représentent la Ville de Windsor », peut-on lire dans la directive datant d'août 2016.

Celle-ci indique aussi que les échanges sur les médias sociaux devraient être perçus comme des interactions en face à face.

Drew Dilkens a réagi mercredi en disant que le moment choisi pour cette plainte est « très intéressant » alors que l'élection municipale approche.

Le maire a précisé qu'il consulte l'équipe chargée de la sécurité à l'hôtel de ville pour décider d'une réponse appropriée avant de bloquer quelqu'un.

Lorsqu'il lui a été demandé pourquoi a-t-il bloqué Jon Liedtke, il a répondu qu'il ne voulait pas « parler de ça ».

Drew Dilkens dit qu'il est impatient de voir l'examen complet du commissaire à l'intégrité et que ce type de problèmes a tendance à émerger à l'approche d'élection.

« Je n'ai jamais juré contre le maire, je n'ai jamais harcelé le maire... J'ai le droit de faire des commentaires justes et de poser des questions », a dit Jon Liedtke. « Il me semble que ce maire n'accepte pas les critiques ».

Un conseiller visé aussi

Une résidente a déposé une plainte à la suite de propos tenus par le conseiller John Elliott lors du conseil municipal lundi soir.

Il a utilisé l'expression « man up » (sois un homme), en affirmant que son collègue Rino Bortolin devait assumer la responsabilité des commentaires qu'il avait faits au sujet d'une décision du conseil l'automne dernier.

Jessica Bondy, qui était dans la salle, estime que ce type de langage fait la promotion du sexisme, et ne devrait pas être autorisé. John Elliott n'a pas fait de commentaire à ce sujet.

Lundi soir, le conseil municipal a aussi demandé au conseiller Rino Bortolin de présenter ses excuses après la publication d'un rapport du commissaire à l'intégrité qui décrit certains commentaires du politicien fait dans les médias à l'automne dernier de « désobligeants ».

M. Bortolin avait fait référence à un viol qui n'avait jamais eu lieu pour dénoncer une décision du conseil de ne pas installer de lumières dans certaines ruelles du centre-ville.

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