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Le commissariat aux langues officielles sermonne Ambulance Nouveau-Brunswick

Le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick donne raison aux plaignants Murielle et Danny Sonier, de Moncton, à la suite du dépôt d'une plainte contre Ambulance Nouveau-Brunswick concernant la prestation de services en français.

En 2016, les Sonier font appel aux services ambulancier. Les deux ambulanciers qui leur ont prêté secours étaient unilingues anglophones. Les Sonier portent plainte auprès de la Commissaire aux langues officielles, qui fait enquête.

Ambulance Nouveau-Brunswick répond dans un premier temps à la plainte en disant que l'équipe qui a été dépêchée chez les Sonier était la plus près des lieux. De plus, l'ambulancière anglophone sur les lieux effectuait des heures supplémentaires ce jour-là pour remplacer une collègue francophone malade.

Ce qui ressort du rapport de la commissaire aux langues officielles, c'est que le nombre d'ambulanciers bilingues au Nouveau-Brunswick a diminué au cours des dernières années. Il est passé de 327 à 314.

Le rapport déposé vendredi décrit plusieurs manquements à la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Selon le jugement, Ambulance Nouveau-Brunswick a dérogé à ses obligations en vertu de loi sur langues officielles et elle n’a pas été en mesure d’assurer un service de qualité égale dans les deux langues officielles au public.

Le Commissariat recommande que les mesures pour remédier à la situation doivent être mises en oeuvre sans délai afin qu’Ambulance Nouveau-Brunswick soit en mesure de se conformer pleinement à ses obligations.

Les quatre recommandations

Le rapport du commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick recommande qu'Ambulance Nouveau-Brunswick forme à grande échelle des travailleurs paramédicaux suffisamment bilingues;

  • Qu'Ambulance Nouveau-Brunswick accorde la priorité à l'embauche de paramédicaux bilingues;
  • Qu'elle crée des unités bilingues partout dans la province pour donner un service dans les deux langues;
  • Et qu'Ambulance Nouveau-Brunswick arrête de dire que le service téléphonique contrebalance le fait que ses employés sont unilingues.

L'avocat des plaignants se prononce

Pour Michel Doucet, l'avocat des Saunier, le temps est venu pour le gouvernement provincial de s'en mêler.

« Ambulance Nouveau-Brunswick nous démontre qu'ils n'ont pas les moyens... qu'ils ne sont pas en mesure de respecter la loi sur les langues officielles. Le gouvernement, s'il faut qu'il mette plus d'argent, s'il faut qu'il trouve un autre fournisseur de service, le gouvernement doit agir, le gouvernement doit démontrer du leadership, doit s'assurer dans ce cas-ci qu'Ambulance Nouveau-Brunswick prenne au sérieux ses obligations. »

Le rapport du commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick fournira des munitions à Michel Doucet et à ses clients.

En novembre, un tribunal à Moncton entendra la poursuite qu'ils ont intentée contre Ambulance Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de Michel Nogue

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