Retour

Le conseil municipal d'Edmonton vote à l'unanimité pour un congé parental de six mois

Les conseillers municipaux d'Edmonton veillent au bien-être des citoyens de leurs districts, mais quand arrive le temps de s'occuper de leurs propres enfants, la loi ne leur accorde aucun congé parental. Une situation qui pourrait rapidement changer, alors que le conseil municipal de la capitale a voté à l'unanimité, mardi, pour créer une politique en la matière.

Les élus demandent un congé de six mois pour les jeunes parents qui siègent au conseil municipal.

Pour l'instant, les règles prévoient la disqualification d'un élu qui s'absente de toutes les séances du conseil pendant une période de huit semaines.

Des dérogations peuvent être accordées dans les cas d'exception, mais la loi ne prévoit aucune mesure spécifique pour les conseillers qui deviennent parents. Le congé qu'une jeune mère ou qu'un jeune père reçoit dépend donc de la volonté du conseil, qui a le dernier mot sur l'approbation des congés prolongés.

Le conseil a voté mardi pour une motion qui accorderait aux élus un congé de 26 semaines, dont 10 seraient payés à salaire complet par la Ville.

« [L'absence de congés parentaux] est une de ces barrières, poursuit Mme Esslinger, la seule voix féminine parmi un choeur composé d'hommes au conseil. Pour l'instant, l'obtention d'un congé dépend de la bonne volonté de l'assemblée à qui on le demande. »

Lors des dernières élections de 2013, les Albertains ont élu 74 % d’hommes dans les conseils municipaux de la province.

Près d’un quart des municipalités n’ont élu aucune femme.

Vote final le 28 août

Les élus pourraient travailler à temps partiel et assister aux séances du conseil par voie électronique, selon la motion adoptée mardi.

La manière de faire pour assurer que les fonctions dévolues aux conseillers continuent d'être remplies en l'absence d'un élu doit encore être déterminée.

Pour l'instant, ceux et celles qui s'absentent du conseil pour une longue période peuvent déléguer leur tâche à des aides.

La politique sera soumise au vote final du conseil le 28 août.

Elle n'entrera cependant pas en vigueur à temps pour les prochaines élections municipales.

Une sanction royale est nécessaire pour apporter tout changement à la loi sur la gouvernance municipale.

Avec les informations d'Emma Hautecoeur

Plus d'articles

Commentaires