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Le Conseil municipal de Toronto considère bannir le drapeau confédéré

Le Conseil municipal de Toronto discutera d'une motion dans le but de bannir complètement le drapeau confédéré de son territoire.

Durant un festival dans une banlieue de Toronto cet été, une confrontation a eu lieu entre le propriétaire d’une réplique de la voiture des Dukes of Hazzard, une populaire émission télé américaine des années 1980. La voiture était surnommée General Lee, en honneur d’un général de l’armée confédérée. Sur la voiture durant l’émission originale, deux drapeaux confédérés se trouvaient sur la voiture, et la réplique aperçue en banlieue de Toronto cet été les arborait également.

La réplique de la voiture était installée au Highland Creek Festival. Ybia Anderson, une dame noire qui assistait au festival avec son enfant de trois ans, a enregistré une vidéo où elle demande avec véhémence que la voiture « disparaisse de ma vue, elle n’a rien à faire ici ». Dans la vidéo, on entend la femme dire que le drapeau « représente la pendaison, la mort des Noirs, c’est raciste, ça n’a rien à faire ici. »

Malgré l’insistance de la dame, les organisateurs du festival ont refusé de déplacer la voiture.

Des suites de cette altercation, le conseiller municipal Neethan Shan a soumis une motion au conseil dans le but de définir quels symboles peuvent être affichés durant des événements qui se déroulent dans les parcs et dans d’autres endroits publics.

M. Shan demande également à ce que le drapeau confédéré soit complètement banni d’événements qui se déroulent sur des lieux qui appartiennent à la Ville ou qui sont commandités par Toronto.

« Je crois que nous devons être fermes et affirmer que les symboles de haine ne sont pas acceptables », selon M. Shan.

Selon lui, il ne s’agit pas d’une attaque au droit de liberté d’expression.

« Il ne s’agit pas de liberté d’expression, c’est un symbole haineux qui empiète sur le bien-être des autres. On parle d’endroits publics, financés par le gouvernement, entretenus par le gouvernement. »

Pour qu’une telle motion soit discutée, les deux tiers des conseillers municipaux doivent affirmer leur accord.

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