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Le Conseil scolaire fransaskois réclame à Ottawa l’encadrement juridique du financement de ses écoles

Le président et la vice-présidente du Conseil scolaire fransaskois (CSF) ont réclamé au Comité sénatorial permanent des langues officielles une modernisation de la Loi sur les langues officielles, afin de favoriser un meilleur financement des écoles francophones en milieu minoritaire.

Un texte d'Omayra Issa

Le CSF estime que le cadre actuel du financement fédéral des écoles francophones en milieu minoritaire contrevient à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui donne aux ayants droit le droit à une instruction dans la langue de la minorité, là où le nombre le justifie.

M. Barry estime que les conseils scolaires ayant vu le jour grâce aux droits constitutionnels constituent de nos jours « une instance gouvernementale ».

Alpha Barry et Hélène Grimard font partie des groupes et individus choisis pour faire des suggestions au Comité sénatorial concernant des changements à la Loi aux langues officielles.

Une formule de financement désuète

Devant le comité sénatorial, la vice-présidente du CSF, Hélène Grimard, a décrié un sous-financement chronique des écoles fransaskoises de la part du gouvernement saskatchewanais.

« La formule de financement standardisée du ministère de l’Éducation ne s’est jamais adaptée à la réalité du Conseil », a-t-elle fait savoir, ajoutant que la communauté fransaskoise fait face à d’importants défis qui « ne sont pas palliés par les écoles fransaskoises en raison du sous-financement ».

« Notre conseil est grandement sous-financé, ce qui affecte négativement tous les aspects de l’éducation offerte dans les écoles », a affirmé Mme Grimard.

Un ajout à la loi

Elle demande qu’un « article prévoyant et encadrant le rôle du gouvernement fédéral en matière d’éducation dans la langue de la minorité » soit ajouté à la loi. Le CSF y voit une manière d’améliorer le financement de ses écoles.

D’après les élus fransaskois, le protocole actuel n’exige pas que le ministère provincial de l’Éducation consulte le CSF sur la question du financement. Ils précisent qu’il n’y a pas « de mécanisme de redditions de comptes adéquats ».

Dans sa forme actuelle, le protocole permet que les fonds soient utilisés pour financer les coûts essentiels de l’enseignement de la maternelle à la 12e année, mais ne prévoit pas les dépenses supplémentaires, selon M. Barry.

Le Conseil scolaire fransaskois gère cinq écoles en milieu urbain et neuf écoles en milieu rural.

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