Les candidats des trois principaux partis dans la circonscription d'Orléans ont croisé le fer, lundi soir, lors d'un débat organisé, entre autres, par les Associations communautaires du quartier Innes. Si les échanges sont le reflet des prochains jours de campagne, la lutte dans Orléans s'annonce serrée.

Un texte d’Angie Bonenfant

Il n’y a pas eu de véritable gagnant lors de ce débat qui s’est déroulé dans une salle bondée d’une résidence pour personnes retraitées dans le secteur Chapel Hill.

Le conservateur, Cameron Montgomery, s’est fait copieusement huer à deux reprises, mais a continué à marteler son message de changement.

La libérale, Marie-France Lalonde, a dû plusieurs fois défendre le bilan de son gouvernement, dans un contexte où la grogne contre son parti est plus que palpable.

Tandis que la néo-démocrate, Barbara Zarboni, a su tirer son épingle du jeu, même si elle n’a prononcé aucun mot de français.

Le débat, majoritairement tenu en anglais, s’est déroulé devant une foule animée qui a dû, à plusieurs reprises, être rappelée à l’ordre par les différents organisateurs.

Le candidat progressiste-conservateur Cameron Montgomery a été la principale cible des candidates libérale et néo-démocrate qui lui ont demandé, à plus d’une reprise, d’expliquer comment il allait financer les promesses électorales de son chef Doug Ford.

« J’ai entre les mains une plateforme de centaines de pages, je ne vois rien de tel chez mon adversaire conservateur », a déploré Mme Zarboni. « Les conservateurs sont bons pour couper dans les services et transférer la responsabilité dans la cour des municipalités. »

« J’ai vraiment hâte de voir où le chef du Parti conservateur Doug Ford va devoir couper pour financer ses engagements politiques », a pour sa part lancé Mme Lalonde. « Au Parti libéral, nous avons un cadre financier et un budget. »

Hydro et salaire minimum

Le coût de l’électricité a donné lieu à des échanges animés entre les trois candidats. « Payer ses factures d’électricité, c’est comme payer une seconde hypothèque », a dénoncé Cameron Montgomery.

Mais c'est la hausse du salaire minimum à 14 $ l’heure qui a donné lieu aux échanges les plus vifs de la soirée.

« Les petites et moyennes entreprises sont très angoissées, a soutenu M. Montgomery. Le salaire minimum a augmenté de 30 % en un an, il est passé de 11 à 14 $ [...] 50 000 emplois ont été perdus dans toute la province à cause de ça. »

La candidate libérale a réitéré que cette mesure est nécessaire afin de garantir un salaire décent aux Ontariens. « Je suis pleinement engagée à la hausse à 15 $ l’heure en janvier », a-t-elle déclaré.

Orléans est une circonscription relativement jeune qui a connu un boom démographique important.

Aux dernières élections, en 2014, Marie-France Lalonde avait obtenu 53,5 % des voix. Elle a succédé à Phil McNeely qui avait effectué trois mandats libéraux successifs à Queen’s Park.

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