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Le décret sur les zones inondables adopté dans une version modifiée

Le gouvernement de Philippe Couillard a adopté mercredi son décret prévoyant la démolition d'édifices dans les zones riveraines, mais pas sans lui avoir apporté certains changements. Les revendications de sinistrés des inondations du printemps semblent donc avoir été entendues.

Les modifications, qui ont été adoptées lors d'une conférence téléphonique du Conseil des ministres, répondraient en partie aux critiques qu’ont exprimées des citoyens, lors de consultations tenues dans 15 régions il y a une dizaine de jours.

Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Martin Coiteux, devrait le confirmer en après-midi, lors d'une conférence de presse à Montréal.

Les citoyens avaient soulevé différentes questions, dont la possible iniquité dans la règle du 50 % et le risque de dépeuplement.

Le décret initial prévoyait la démolition des résidences dont le coût de la reconstruction aurait excédé 50 % de la valeur foncière dans les zones de grands courants, dites 0-20 ans, identifiées dans 238 municipalités.

Le gouvernement apporte donc des modifications au décret dans l'application de la règle du 50 % – quand un terrain a plus de valeur que le chalet qui y avait été construit, par exemple – et fera aussi une annonce concernant l'aide financière.

L'intention du gouvernement demeure d'assurer la sécurité le long des berges.

La crue du printemps a touché 278 municipalités et a inondé environ 5400 résidences. De ce nombre, de 500 à 800 ont été carrément détruites ou rendues inhabitables, ce qui a forcé l’évacuation de plus de 4000 personnes.

Avec des informations de Mathieu Dion et Alex Boissonneault

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