Le député de la Saskatchewan Erin Weir, qui avait été l'objet d'une enquête après avoir été visé par des plaintes de harcèlement envers du personnel féminin de son parti, a été expulsé du caucus du Nouveau Parti démocratique fédéral (NPD) par son chef, Jagmeet Singh.

Selon M. Singh, qui a expliqué sa décision en conférence de presse jeudi matin, Erin Weir a été expulsé parce qu'il a contesté les résultats de l'enquête et qu'il a révélé des détails au sujet de la personne l'ayant dénoncée, en plus de l'avoir critiquée.

Il y a quelques semaines, Jagmeet Singh avait reçu le rapport concernant M. Weir, qui jugait qu'une allégation de harcèlement et que trois allégations de harcèlement sexuel envers le député étaient fondées. M. Singh avait alors proposé à Erin Weir un processus de réhabilitation afin qu’il puisse reprendre ses fonctions au sein du caucus.

Cependant, Erin Weir a commenté le dossier dans les médias mardi, une chose que son chef n'a pas apprécié.

Erin Weir a soutenu que, non seulement les plaintes pour harcèlement formulées à son endroit était infondées, mais qu'elles constituaient une manoeuvre politique pour l'empêcher de faire entendre sa voix dissonante sur la taxe sur le carbone. M. Weir a allégué que la plainte avait été orchestrée par un membre de l'entourage de l'ancien chef Thomas Mulcair.

Jagmeet Singh affirme que les commentaires d'Erin Weir « démontrent que [celui-ci] n'est pas disposé à assumer la responsabilité de ses actes et, par conséquent, toute approche de réadaptation est maintenant impossible ».

Plaintes de harcèlement

Le chef néo-démocrate n'a pas voulu détailler les actes reprochés à Erin Weir, pour des raisons de confidentialité.

Il a toutefois indiqué que « M. Weir n'a pas lu les indices non verbaux dans des situations sociales, et son comportement a eu des répercussions négatives importantes sur les plaignantes ».

« Le rapport a révélé que lorsque M. Weir s'est fait dire que ses avances n'étaient pas désirées, il s'est arrêté », a-t-il ajouté.

La réponse d’Erin Weir

En entrevue, Erin Weir s'est défendu de ne pas prendre ses responsabilités.

Ce qu'il comprend du rapport de l'enquêteuse indépendante, c'est qu'il s'est « tenu trop près de certaines personnes lors d'événements sociaux », ou qu'il a eu avec elles des conversations qu'elles ne souhaitaient pas avoir.

Il a indiqué avoir suivi plusieurs séances de formation en relations interpersonnelles depuis le dépôt du rapport, le 18 avril dernier.

Il affirme aussi avoir aussi suivi des séances de médiation et de conciliation avec les plaignants qui le désiraient.

Selon lui, ce sont des gestes qui « sont assez loin de la conception de la grande majorité des Canadiens du harcèlement sexuel ».

Il considère que ces plaintes et son expulsion sont le résultat de rivalités au sein des néo-démocrates.

« Je pense que [la réaction de Jagmeet Singh] est un peu excessive et que c'est peut-être un peu poussé par quelques-uns de ses rivaux au sein du caucus. »

Il espère que le chef du Nouveau Parti démocratique reviendra sur sa décision. Erin Weir a l'intention de continuer à servir les électeurs de sa circonscription de Regina-Lewvan en restant membre du NPD en Saskatchewan.

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