Retour

Le dossier des écoles monopolise la rentrée parlementaire à l'Î.-P.-É.

La décision inattendue du gouvernement libéral de l'Île-du-Prince-Édouard de ne fermer aucune école a monopolisé la première période de questions de la session parlementaire, mardi.

L'opposition a pressé le premier ministre Wade MacLauchlan et le ministre de l'Éducation, Doug Currie, d'expliquer pourquoi ils ont laissé la Direction des écoles publiques de langue anglaise mener des consultations pendant six mois et recommander la fermeture de deux écoles, pour finalement rejeter ses recommandations.

Le chef progressiste-conservateur par intérim Jamie Fox a donné le ton à une période de questions agitée. D'emblée, il a demandé au premier ministre d'expliquer pourquoi il avait placé cette épée de Damoclès au-dessus de certaines écoles. « Qu'aviez-vous à gagner de ce tour de manège qui justifie toute l'anxiété que votre plan a causé aux Insulaires », a demandé le chef de l'opposition officielle.

La démission du ministre évoquée

Le député progressiste-conservateur Steven Myers a suggéré au ministre Doug Currie de démissionner. « Comment pouvez-vous demeurer dans vos fonctions après que votre propre conseil des ministres a rejeté les recommandations de votre propre administration scolaire non élue et triée sur le volet », a fustigé l'élu de Georgetown-St. Peters, une des communautés à risque de perdre son école.

À son tour, le chef du Parti vert, Peter Bevan-Baker, a reproché aux libéraux d'avoir injustement créé de l'« anxiété et de la méfiance » chez des parents.

Depuis l'automne, la Direction des écoles publiques de langue anglaise de l’Île-du-Prince-Édouard jonglait avec l'idée de fermer cinq écoles qu'elle jugeait sous-utilisées. Lundi soir, l'administration scolaire a finalement recommandé au conseil des ministres d'en fermer seulement deux, soit l’école primaire St. Jean à Charlottetown et l’école primaire de Georgetown. Une recommandation aussitôt rejetée par Wade MacLauchlan et sa garde rapprochée.

Les libéraux sur la défensive

Le gouvernement libéral est quant à lui demeuré sur la défensive au premier jour de la session parlementaire.

De l'avis du premier ministre Wade MacLauchlan, cette révision des écoles de langue anglaise a révélé la « démocratie à son meilleur ». Doug Currie s'est félicité, pour sa part, d'avoir mené un examen qui était, selon lui, nécessaire et attendu depuis longtemps. « Nous avons vu un engagement sans précédent des Insulaires pour l'éducation », a insisté le ministre de l'Éducation.

En soirée mardi, le progressiste-conservateur Steven Myers est revenu à la charge avec une motion visant à recréer une commission scolaire de langue anglaise avec des commissaires élus, comme l'avaient d'ailleurs promis les libéraux lors des dernières élections provinciales.

La motion a été défaite par le gouvernement, le ministre Doug Currie s'estimant satisfait du modèle actuel d'un conseil de direction dont il nomme lui-même les membres.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine