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Le financement des universités serait désormais lié à des objectifs de performance

Dans sa nouvelle politique de financement des universités qu'il doit déposer cet après-midi, le gouvernement Couillard promet 1,5 milliard de dollars de réinvestissement en éducation supérieure d'ici 2023 et l'instauration d'un modèle de financement doté d'objectifs de performance.

En vertu de cette nouvelle formule de financement, Québec modifierait la reddition de compte et la grille de pondération du financement des universités afin de l’adapter à la réalité de chaque institution et au type de formation qu’elle dispense.

Par exemple, il en coûte plus cher à une université pour former un étudiant en médecine qu’un étudiant en science politique. Et c’est en fonction de ce principe que le financement des établissements serait désormais établi.

Des plans de cinq ans

Selon le plan élaboré par Québec, le financement des établissements d’enseignement supérieur serait désormais quinquennal en vertu de « mandats stratégiques » élaborés conjointement par la direction des établissements et le gouvernement.

Québec entend ainsi lier une partie du financement que reçoivent les universités à l’atteinte de ces objectifs de performance.

Selon nos sources, ces cibles à atteindre par les universités n’auraient cependant rien à voir avec les « contrats de performance », qui liaient notamment le financement au taux de diplomation, instauré par l’ex-ministre péquiste de l’Éducation, François Legault, au début des années 2000.

1,5 milliard de dollars de plus

Le gouvernement Couillard entend par ailleurs réinvestir 1,5 milliard de dollars dans les universités québécoises d’ici 2023 et promet de porter une attention particulière aux besoins financiers des petites universités.

Québec prévoit aussi d’abolir au moins la moitié de la trentaine « d’allocations spécifiques », des enveloppes que reçoivent les universités pour la poursuite de missions « spécifiques ».

Les frais de scolarité des étudiants étrangers déplafonnés

Enfin, le ministère de l’Enseignement supérieur entend permettre aux universités de charger des frais de scolarité plus élevés aux étudiants non-francophones qui viennent de l'étranger.

Ceci permettra aux universités d’augmenter les frais qu’elles facturent aux étudiants de l’extérieur à l’exception des étudiants de certains pays dont notamment la France et la Belgique dont les frais de scolarité demeureront protégés.

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