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Le gouvernement du Québec prêt à reculer sur l'interdiction des pitbulls

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux, devrait annoncer sous peu qu'il ne veut plus interdire de races spécifiques dans son projet de loi sur les chiens dangereux, qu'il souhaite « plus consensuel ».

M. Coiteux affirmé à l'Assemblée nationale avoir déjà eu des discussions ouvertes avec ses collègues du gouvernement et ceux de l’opposition sur les orientations du projet de loi.

Le ministre Coiteux a dit le souhaiter « malgré les courts délais qu'il nous reste, là, à cette législature ».

Concernant la désignation de races particulières et soumises à un encadrement spécifique, M. Coiteux a dit avoir constaté « qu'il n'y avait aucun consensus scientifique à l'effet que cette approche-là puisse fonctionner ».

« On veut que cette loi soit réellement applicable sur l'ensemble du territoire québécois », a ajouté Martin Coiteux, précisant que le gouvernement « propose des normes minimales sévères ».

Le ministre a souligné qu’il y aura des amendements portant notamment sur « le signalement, le pouvoir d'inspection, la saisie et les enquêtes des municipalités, ainsi que le pouvoir de déclarer un chien potentiellement dangereux par les municipalités ».

En mars, alors même que le projet de loi était examiné par la commission parlementaire des institutions, les avis étaient divisés notamment sur la pertinence de cibler certaines races de chiens.

Le projet de loi 128 préconise l’interdiction de l'adoption de ces types de chiens au Québec. Ce qui le met en opposition avec la Ville de Montréal et les mesures adoptées par le maire de Laval.

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