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Le gouvernement Moe poursuit le camp autochtone et le chef de police de Regina

Le gouvernement de la Saskatchewan a déposé une poursuite contre le groupe de manifestants du campement Justice pour nos enfants volés, installés depuis près de 5 mois devant l'Assemblée législative à Regina. La province poursuit également le chef du Service de police de Regina, Evan Bray, pour ne pas avoir démantelé le campement de façon permanente.

Selon des documents déposés mardi à la Cour du banc de la Reine à Regina, le gouvernement de la Saskatchewan et la Commission de la capitale provinciale demandent au tribunal d’ordonner aux manifestants « de quitter et cesser d'occuper la terre » et « de se conformer aux règlements du centre Wascana ».

Le gouvernement demande aussi à ce que toutes les ordonnances « soient adressées au chef de police du Service de police de Regina ». Selon les documents, « à ce jour, le Service de police de Regina n'a pris aucune mesure d'exécution » à la suite d’une plainte formulée par la Commission de la capitale provinciale.

Entre 20 et 30 personnes vivent dans des tipis faisant face à l'Assemblée législative dans la partie ouest du parc Wascana, à Regina. Les manifestants exigent que le gouvernement provincial apporte des changements au système de justice et s'attaque au problème de surreprésentation des enfants autochtones placés en famille d'accueil.

Lundi, les représentants du camp ont intenté une action en justice contre le gouvernement, relativement aux arrestations conduites en juin par la police de Regina. Six manifestants ont été arrêtés le 18 juin et le campement de tipis a été démantelé.

Aucune accusation n'a été portée et les personnes arrêtées ont été libérées quelques heures plus tard. Les campeurs ont reconstruit le campement peu de temps après.

L'action en justice intentée par le camp autochtone demande au tribunal de déclarer que la manifestation est protégée en vertu de la Charte des droits et libertés et que les arrestations du 18 juin étaient inconstitutionnelles.

142 jours

Prescott Demas fait partie des manifestants arrêtés le 18 juin. Il est l’une des personnes figurant dans la poursuite du gouvernement. « Je préférerais que la province oublie ces simples petits règlements et qu’elle se concentre sur les raisons pour lesquelles nous sommes ici. Nous sommes ici depuis 142 jours et tout ce qu'ils disent est : "Ils sont illégaux, ils sont illégaux" », explique Prescott Demas. « Pourquoi ne sortent-ils pas, pourquoi ne veulent-ils pas résoudre les problèmes dont nous parlons? »

L'affaire doit être entendue le 31 juillet à la Cour du banc de la Reine de Regina.

Des tipis ont été établis à Saskatoon et à Winnipeg en solidarité avec le camp de Regina.

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