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Le gouvernement Trudeau est celui des « promesses brisées », selon Martine Ouellet

En bilan de session parlementaire, la chef du Bloc québécois n'a pas mâché ses mots pour décrire le gouvernement de Justin Trudeau qu'elle accuse de travailler uniquement pour les intérêts du Canada, au détriment des Québécois.

Comparant le Québec à une succursale d'une entreprise dont toutes les décisions seraient prises par la maison mère, Martine Ouellet a tenu à réaffirmer la pertinence pour son parti d'assurer une présence dans les deux assemblées.

« On va continuer de miser sur cette action transparlementaire, parce que le fait de regarder ce qui se passe à Ottawa et à Québec, ça renforce notre vision globale du Québec, et c’est ce qui se rapproche le plus de l’indépendance du Québec », a-t-elle déclaré lundi à Ottawa.

Parmi les dossiers du fédéral qui sont à surveiller, et à critiquer, elle cite notamment la légalisation de la marijuana, le dossier du bois d'oeuvre dans les négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), la protection du français, la gestion de l'offre, et le débat constitutionnel.

La chef du Bloc s'est montrée particulièrement critique par rapport à l'appui « complet » du premier ministre aux pétrolières, notamment par son accord au projet de l'oléoduc Énergie Est, qui représente, selon elle, la plus grosse erreur du gouvernement Trudeau.

De telles décisions vont à l'encontre non seulement des engagements pris par le Canada dans l'Accord de Paris, mais également des intérêts du Québec, qui mise plutôt sur l'énergie verte, estime Martine Ouellet.

Elle ajoute que Justin Trudeau est allé « beaucoup plus loin » que son prédécesseur, qu'il avait pourtant fortement critiqué pour ses politiques énergétiques.

« Justin Trudeau va recevoir son prix pour son leadership mondial pour les pétrolières, c’est vraiment Stephen Harper qui doit être jaloux », a-t-elle ironisé.

Elle a également dénoncé la décision du fédéral d'installer la Banque de l'infrastructure à Toronto, plutôt qu'à Montréal, ce qui fera perdre des milliards de retombées économiques potentielles à la belle province.

Mais le choix de Toronto n'est pas le seul élément qui dérange le Bloc québécois dans ce dossier.

Selon la chef, les décisions de la nouvelle institution auront priorité sur certaines lois provinciales, un fait « inacceptable », selon elle. Son parti entend donc faire tout ce qui est en son pouvoir pour modifier le projet.

« Tout ce qui peut être utilisé pour retarder, améliorer ce projet-là, il faut l’utiliser », conclut Martine Ouellet.

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