Retour

Le maire du Cap-Breton veut diriger les conservateurs néo-écossais

Le maire du Cap-Breton, Cecil Clarke, est devenu samedi le troisième candidat dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse.

L’homme politique de 49 ans dit avoir visité la province pour demander aux Néo-Écossais ce qu’ils souhaitaient pour leur avenir. Il croit que l’électorat veut un système public de santé qui leur inspire confiance, l’accès à l’internet haute vitesse et à un réseau cellulaire dans toutes les communautés, et un système d’éducation axé sur l’apprentissage plutôt que les disputes administratives.

« Le seul ingrédient manquant est un gouvernement qui peut élever les gens afin qu’ils prospèrent », a déclaré M. Clarke lors de l'annonce de sa candidature, faite samedi devant des sympathisants et des membres du parti au club des pompiers de North Sydney.

Cecil Clarke est maire de la municipalité régionale du Cap-Breton depuis 2012. Il a été réélu pour un deuxième mandat en octobre 2016.

Il a été député à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse sous la bannière conservatrice de 2001 à 2011.

Vie personnelle

Lors d'une entrevue à la radio jeudi dernier, Cecil Clarke a annoncé son homosexualité. À l'émission Mainstreet Cape Breton sur les ondes de la CBC, le politicien qui se décrit comme « une personnalité publique avec une vie très privée » a indiqué qu'un individu voulant possiblement l'« humilier » avait menacé de dévoiler des détails de sa vie personnelle. M. Clarke a donc préféré en discuter lui-même.

Dans cet entretien, il a également dit avoir été victime d'abus sexuels à l'âge de 4 ans, puis 7 ans.

Des voix s'élèvent pour demander sa démission

Avant même que Cecil Clarke n'annonce sa candidature à la direction du Parti progressiste-conservateur (PC) de la Nouvelle-Écosse, des voix s'élèvaient pour demander que le maire du Cap-Breton quitte son poste.

Les activités d’une campagne provinciale seraient incompatibles avec les fonctions de maire, estime le groupe Cape Breton Voices.

Dans une lettre d'opinion publiée vendredi dans le Cape Breton Post, des membres de Cape Breton Voices écrivent que si M. Clarke est élu chef du parti provincial, une nouvelle élection à la mairie ne serait pas automatiquement déclenchée, laissant la Municipalité sous la gouverne d'un maire adjoint pendant deux ans.

Les signataires aimeraient que la Loi sur les administrations municipales en Nouvelle-Écosse oblige les maires à céder leur place s’ils briguent un poste en politique provinciale, comme c'est le cas au Nouveau-Brunswick.

Le groupe estime qu'il est raisonnable de croire que les deux membres du personnel de M. Clarke l'aideraient durant une campagne à la direction du PC. La Municipalité, estiment les signataires de la lettre, se retrouverait ainsi à payer deux personnes pour aider le maire à « se trouver un nouvel emploi ».

Cape Breton Voices invite M. Clarke à faire la chose « juste » et à quitter son poste de maire s'il brigue la direction du PC, même si rien ne l'y oblige. « Le fait qu'une chose soit légale ne veut pas dire qu'elle soit éthique », affirment les signataires.

Deux candidats à la direction

Karla MacFarlane, députée de Pictou-Ouest, est présentement la cheffe intérimaire du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse et cheffe de l'opposition officielle à l’Assemblée législative. Elle remplace Jamie Baillie, qui a démissionné de son poste de chef du PC le 24 janvier à la suite d’allégations de « comportement inapproprié ».

Le 1er novembre précédent, quelques mois après la défaite électorale de son parti, M. Baillie avait annoncé son intention de quitter prochainement son poste, déclenchant ainsi une course à sa succession. Deux candidats se sont jusqu’ici lancés dans la course à la direction. Il s’agit de Tim Houston, le député de Pictou-Est, et de John Lohr, qui représente la circonscription de Kings-Nord.

La date du congrès d'investiture n'a pas encore été établie.

Plus d'articles