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Le maire Watson demande de repousser le délai d'éviction à Heron Gate

Le maire d'Ottawa demande plus de flexibilité au Groupe Timbercreek, qui prévoit expulser les résidents d'un complexe de logements sociaux dans le quartier Heron Gate.

J'ai parlé avec le propriétaire pour demander si c'est possible d'offrir plus d'argent pour payer les frais de déménagement, mais la Municipalité n'a pas le pouvoir d'arrêter quelque chose comme ça, a dit le premier magistrat.

Ce complexe comprend plus de 100 maisons en rangée situées le long de la promenade Baycrest. Le propriétaire a l'intention de les démolir, en raison de la désuétude de 25 % d'entre elles, et de construire de nouveaux types de logements.

Le maire Jim Watson affirme avoir demandé à Timbercreek de repousser le délai d'éviction et d'augmenter le dédommagement prévu pour les frais de déménagement des locataires. Il espère obtenir une réponse de la compagnie cette semaine.

Ce sont des lois provinciales qui permettent les évictions, c'est dommage certainement pour les résidents, a-t-il avancé.

Les résidents veulent rester

Un membre de la Coalition des locataires de Heron Gate, Josh Hawley, estime que les déclarations du maire Watson sont insuffisantes. Leur objectif est plutôt que Timbercreek recule.

De surcroît, M. Hawley s'inscrit en faux à la déclaration du maire Watson qui veut que ce soit à la province de décider. La Ville a le pouvoir de retenir l'émission des permis de construction et de démolition, argue-t-il.

Josh Hawley dit vouloir que ces édifices soient préservés. Il soutient que les personnes qui habitent le secteur forment une communauté à forte proportion immigrante qui aura de la difficulté à se relocaliser.

Pour tous les résidents du quartier qui font face à l'expulsion, on demande à rester dans le quartier, dit M. Hawley, qui habite tout près des édifices visés par les expulsions.

Il affirme que les locataires sont prêts à tout pour demeurer chez eux. C'est le shérif qui vient, qui détruit la porte si tu ne sors pas. On est prêts à rester et à subir ça, mais on ne veut pas ça, dit-il.

Si les choses se déroulent comme prévu, les locataires de ces logements devront se trouver un nouveau domicile d'ici le 30 septembre.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et Dereck Doherty

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