Retour

Le maire Yves Lévesque devient membre du Parti conservateur

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, est maintenant membre du Parti conservateur. Il a signé sa carte samedi matin à l'ouverture du conseil général de l'aile québécoise du parti, qui se déroule en fin de semaine à Saint-Hyacinthe.

Yves Lévesque entretient le flou sur ses intentions de se porter candidat pour le parti ou non aux prochaines élections fédérales de 2019.

« On a des enjeux municipaux puis ce sont des enjeux au provincial et fédéral alors je pense c'est intéressant de voir que Monsieur Scheer a vraiment cette particularité de vraiment écouter les gens, d'amener pas juste une vision globale, mais une vision au niveau de chacune des provinces et d'avoir des gens qui vont avoir une voix forte au niveau du gouvernement si on est élu », dit Yves Lévesque.

Une éventuelle candidature qui soulève des questions

L'opposant à Yves Lévesque lors de la dernière course à la mairie, Jean-François Aubin, estime que la possibilité que le maire de Trois-Rivières fasse le saut en politique fédérale soulève des questions.

Yves Lévesque s'était engagé lors de la campagne à terminer son mandat s'il était élu, un engagement qu'il ne pourra pas respecter s'il se porte candidat pour les conservateurs.

Pour Jean-François Aubin, la tenue une élection partielle, pour remplacer le maire élu en novembre dernier, ne serait pas idéale.

« Ça veut dire de l'argent dépensé par les contribuables s'il y a des élections avant le temps, dit-il. On parle de plusieurs milliers de dollars ».

Pour sa part, le député de Trois-Rivières, Robert Aubin, se pose aussi des questions.

Il ajoute que le maire devrait montrer « une certaine neutralité dans les négociations qu'il a à faire avec tous les paliers de gouvernement ».

Robert Aubin affirme néanmoins qu'il débattra avec plaisir avec le maire « si tant est que cette carte de membre se transforme éventuellement en candidature ».

Pour l'instant, l'adhésion d'Yves Lévesque au PCC signifie qu'il va devoir en défendre les valeurs selon le député.

« Malgré le nouveau chef (...), ce qu'on assiste quand on regarde les conservateurs, c'est à une nouvelle couche de vernis sur un vieux plancher », lance-t-il.

Pour les conseillers municipaux, ce n'est pas une surprise et la majorité n'y voit pas nécessairement d'inconvénients tant que le maire continue de bien faire son travail d'ici là. C'est le cas du conseiller du district Marie-de l'Incarnation, Denis Roy, qui invite toutefois à la prudence.

« Un des éléments les plus risqué de cet exercice-là, c'est que si jamais il se présente et qu'il n'est pas élu et qu'il doit revenir un peu comme une punition dans le poste de maire, ça moi je me sens concerné par le niveau d'engagement que Monsieur Lévesque aurait à ce moment-là », dit Denis Roy.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce que vous préférez à propos de l’automne selon votre signe





Rabais de la semaine