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Le milieu économique de Québec s’ennuie de Sam Hamad

Les dossiers économiques de la région de la Capitale-Nationale sont au point mort depuis que Sam Hamad a été évincé du gouvernement Couillard, selon le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec.

« On a perdu un méchant bon joueur et je pense que dans la région, on en est conscient aujourd’hui parce que les dossiers n’ont pas bougé tant que ça, puis ceux qui auraient pu bouger n’ont pas bougé pantoute. Ça, c’est un constat qu’on peut faire facilement », affirme-t-il.

Je pense que si Sam revenait, s’il était réintégré dans le cabinet, ce serait une valeur ajoutée pour Québec.

Pierre Dolbec

Pas le « bagage » nécessaire

Pierre Dolbec croit qu’aucun autre député au sein du caucus libéral n’a l’expérience ni les qualités nécessaires pour défendre les dossiers de Québec, pas même celui qui a succédé à Sam Hamad au poste de ministre responsable de la région, François Blais.

« M. Blais, c’est un très bon bonhomme, je pense qu’il a la région à cœur, mais malheureusement, il n’a pas l’espèce de bagage ou d’environnement qu’il faut pour représenter la Capitale-Nationale », soutient-il.

On n’a pas le quart-arrière pour s’en aller en arrière de la première ligne puis faire la job qu’il faut pour faire avancer le jeu puis que nos dossiers avancent d’une façon intéressante au niveau provincial.

Pierre Dolbec

Geste de « bonne foi »

Pierre Dolbec pense que le reproche que le Commissaire à l’éthique et à la déontologie a adressé à Sam Hamad pour son rôle dans l’octroi d’une subvention à l’entreprise Premier Tech ne justifie pas sa mise à l’écart du Conseil des ministres. Il est d’ailleurs persuadé que le député de Louis-Hébert a agi de « bonne foi » dans ce dossier.

« Il a fait ça pour se battre pour une compagnie qui est d’ici puis qu’il pouvait aider à obtenir une subvention. C’est la job de n’importe quel ministre ou député », fait valoir Pierre Dolbec.

Tout le monde fait des erreurs dans la vie, puis s’il fallait tous les tasser, il n’y aurait plus grand-monde.

Pierre Dolbec

De la « petite politique »

Pierre Dolbec reproche par ailleurs aux partis d’opposition de faire « de la petite politique » en s’opposant bec et ongle au retour de Sam Hamad au sein du gouvernement.

« L’opposition, pour moi, ça devrait peut-être des fois laisser passer certaines affaires qui n’ont pas de valeur ajoutée, dit-il. Je ne trouve pas ça correct. Je ne trouve pas que ça amène quoi que ce soit de positif au débat. »

Éthique « discutable »

N’en déplaise à Pierre Dolbec, le porte-parole de la Coalition avenir Québec pour la Capitale-Nationale, Éric Caire, entend continuer à s’opposer au retour de Sam Hamad. Le député de La Peltrie soutient que l’éthique de M. Hamad est « discutable ». Éric Caire questionne également le bilan du député de Louis-Hébert en tant que ministre responsable de la région de Québec.

« Je voudrais qu’on me dise c’est quoi les grands résultats de Sam Hamad comme ministre de la Capitale-Nationale. Le problème d’Henri IV n’est pas réglé. Le problème de l’autoroute Laurentienne, c’est-tu réglé? Le troisième lien, ç’a-tu avancé? Le dossier de la tête des ponts, il est rendu où? »

Un député « très actif »

De son côté, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, croit que Sam Hamad conitnue d'être « très actif » pour sa municipalité, même depuis qu’il a perdu son poste de ministre.

« Le député Hamad nous est très utile comme ville, soutient le maire. Il est très impliqué et il répond toujours présent quand on a besoin de lui et on est bien content de ça. »

Sylvain Juneau refuse toutefois de se prononcer sur le retour éventuel du député de Louis-Hébert au sein du Conseil des ministres.

« Ce sont des considérations provinciales qui appartiennent au premier ministre. J’en ai plein mes bottes ici au municipal, alors, je vais laisser M. Couillard décider ce qu’il faut faire pour la suite des choses. »

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