Retour

Le ministre Blais se défend de laisser tomber les décrocheurs

Le ministre de l'Éducation François Blais réitère l'engagement de son gouvernement en matière de décrochage scolaire, après avoir essuyé les critiques de l'opposition.

À tour de rôle, le porte-parole péquiste en éducation, Alexandre Cloutier, et le caquiste Jean-François Roberge ont dénoncé lundi la décision du gouvernement de ne pas renouveler diverses ententes de partenariat avec des organismes, dont la Fondation Chagnon, impliqués dans la prévention du décrochage scolaire.

Le gouvernement et la Fondation Chagnon investissaient chacun 25 millions de dollars sur cinq ans,  dans le programme Réunir, Réussir.

Le ministre Blais a précisé que le programme était arrivé à son terme et que la fondation souhaite poursuivre son oeuvre.

« Nous sommes en discussion avec eux pour voir comment nous pouvons continuer notre partenariat dans cette matière-là ou dans d'autres matières selon l'issue de la discussion avec la fondation », a-t-il dit en point de presse, ajoutant qu'en période de « transition », il est temps de faire le bilan du programme et de voir comment cibler les prochaines actions.

Au péquiste Alexandre Cloutier, qui demande un fonds d'urgence pour financer les organismes de réussite scolaire, le ministre a expliqué que l'enveloppe globale de soutien à la réussite scolaire, une somme d'environ 200 millions de dollars, serait maintenue « pour l'essentiel », sans préciser la portée de ce mot.

François Blais a tenu à rappeler que le Québec a l'un des taux de diplomation les plus élevés au Canada.

Le professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi Michel Perron, spécialisé dans la persévérance, est pour sa part inquiet concernant l'avenir du programme Réunir Réussir.

Plus d'articles

Commentaires