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Le ministre Lessard minimise la mobilisation contre le SRB

La mobilisation d'une partie de la population et de certaines radios de Québec contre le service rapide par bus (SRB) ne remet aucunement en question la pertinence du projet, affirme le ministre des Transports.

Un texte de Louis Gagné

Laurent Lessard demeure persuadé que le SRB fait partie de la solution pour réduire les problèmes de congestion routière à Québec et à Lévis. Le ministre reconnaît que le projet ne fait pas l’unanimité. Il dit toutefois avoir bon espoir de rallier les citoyens en leur expliquant les avantages du SRB.

« On a toujours dit qu’on avait à mieux expliquer ce qu’est le SRB. En fait, les politiques publiques, c’est quoi? C’est le développement du transport collectif. Ça, ce n’est pas une opinion de sondage, la population est favorable à ça », a affirmé M. Lessard, jeudi, à la sortie du caucus des députés libéraux.

Il a fait valoir que les maires de Québec et Lévis appuyaient le projet de SRB et étaient déterminés à aller de l’avant.

Ouvert au débat

Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, abonde dans le même sens que son collègue. M. Blais rappelle que le métro de Montréal avait été contesté avant sa construction dans les années 1960.

Il se montre ouvert à la tenue d’un débat sur certains aspects du projet de SRB, notamment celui de la rapidité.

Rencontre cruciale

Le ministre Lessard doit rencontrer le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, jeudi après-midi, pour discuter du SRB. Le maire a qualifié la rencontre de « cruciale » et de « moment de vérité ». Il s’attend à ce que le projet du SRB tienne compte des spécificités de Lévis et des attentes de la population.

Gilles Lehouillier a réitéré que le projet devait répondre aux normes d'acceptabilité sociale. Il maintient son intention de consulter la population sur le SRB et n'exclue pas la tenue d'un référendum.

« Il faut vraiment aller chercher l’assentiment de la population. C’est essentiel. On ne peut pas réussir un projet de transport collectif si on n’a pas l’assentiment de la population. Donc, il va falloir travailler très, très fort là-dessus […] et le référendum, c’est un moyen ultime », a indiqué le maire.

Avec les informations d’Olivier Lemieux et Nicole Germain

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