Retour

Le ministre québécois des Relations canadiennes en Alberta pour parler de fédéralisme

Jean-Marc Fournier, le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, est en Alberta pour parler de fédéralisme et d'unité nationale avec les Albertains. Cette visite fait partie de sa tournée canadienne qui vise à rapprocher les Québécois du reste du Canada.

M. Fournier est jeudi à Calgary et sera vendredi à Edmonton. « Nous avons des intérêts communs et des valeurs communes, mais assez souvent on ne parle de ce qui nous oppose », a affirmé le ministre avant de rencontrer des universitaires à l’Université de Calgary.

« Nous avons un esprit de rébellion provincial. Nous avons souvent défendu nos compétences pour prendre nos propres décisions, chacun dans nos provinces », a-t-il décrit à propos de ce qui unifie le Québec et l’Alberta.

« Si on regarde plus largement, nous avons pour 15 milliards d’échanges commerciaux entre l’Alberta et le Québec, malgré la distance géographique des deux provinces », a-t-il ajouté.

À l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, Jean-Marc Fournier se déplace aux quatre coins du pays pour rappeler aux autres provinces qu’il reste encore des choses à améliorer au chapitre de ce qui les rassemble.

« Visite au mauvais moment »

L'abandon du projet Énergie Est, la semaine dernière, a soulevé l’émoi chez des politiciens albertains tels Brian Jean et Jason Kenney, tous les deux candidats à la direction du Parti conservateur uni.

Ils en ont profité pour blâmer leurs homologues québécois sur des questions d’unité nationale.

« La poussière n’est pas encore retombée. La visite tombe à un bien mauvais moment », a déclaré Frédéric Boily, politologue au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta.

« Réchauffer les relations entre le Québec et le reste du Canada est une bonne chose, mais les chances d’y arriver en ce moment sont quasi nulles vu le moment mal choisi », a-t-il expliqué.

Jean-Marc Fournier répond quant à lui que « nos différents doivent passer par le dialogue ».

« Soit, on ne se parle pas et on s’ancre dans ce qui nous oppose, ou on passe par dessus et on essaie de comprendre ce qui se vit dans une situation et dans l’autre », a-t-il conclu.

Plus d'articles

Commentaires