Si le rêve de Jean-François Lisée est encore de diriger un jour le Parti québécois, il n'a pas vraiment le choix de se lancer dans la course à la direction.

Martine Biron

  Une analyse de Martine Biron

En boudant la dernière course, parce qu'il ne pouvait pas gagner face au tout puissant Pierre Karl Péladeau, il s'est exclu de tous les débats. Il a perdu de la visibilité et l'aiguille de sa notoriété n'a pas bougé.

Ce que l'on retient de son bref passage dans la course, ce sont ses déclarations explosives, qui lui ont finalement nui. Mais maintenant que le « moment Péladeau » est passé, ses déclarations apparaissent lucides.

Jean-François Lisée dit qu'il est maintenant en réflexion. Et cela même s'il sait que sa possible candidature est loin de susciter le même engouement que celles des Alexandre Cloutier, Véronique Hivon et, de façon différente, Martine Ouellet.

Mais lui-même ne semble pas envisager sa participation dans la forme traditionnelle. Il n'a tout simplement ni les appuis pour le faire ni les moyens financiers.

Jean-François Lisée pourrait facilement être celui qui brasse le pommier. On le sait capable de dire ce qu'il pense, avec beaucoup d'éloquence, sans se complaire dans la langue de bois. Il pourrait sans doute forcer le jeu, obliger ses adversaires, plus juniors, à prendre position sur différents enjeux.

Faire campagne maintenant ne lui donnera peut-être pas le poste suprême qu'il estime mériter, mais il aurait une deuxième chance de faire une première impression, de se faire connaître autrement que par les caricaturistes qui le dépeignent tel un Jules César qui prend le bon peuple de haut.

Et qui sait, une bonne campagne lui donnerait peut-être le loisir de se rallier au favori et d'être le « king maker » (le faiseur de rois). Il serait alors en piste pour la prochaine fois.

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