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Le MTQ veut resserrer la gestion des grands projets

EXCLUSIF - Le ministère des Transports du Québec (MTQ) va créer une nouvelle direction afin de gérer les grands projets auxquels est associé le gouvernement partout au Québec.

Un texte de Nicolas Vigneault

Dans un document dont Radio-Canada a obtenu copie, on peut lire que le nouveau « sous-ministériat » sera responsable de préparer les projets stratégiques du réseau routier et de transport collectif.

Les projets de transport en commun, comme le réseau électrique métropolitain (REM) à Montréal et le service rapide par bus (SRB) à Québec, expliquent notamment la création de cette nouvelle entité au sein du ministère.

Le sous-ministre qui dirigera cette équipe aura aussi le mandat de piloter d'autres grands projets, comme Turcot, et assumera la gouvernance du partenariat public-privé (PPP) des autoroutes 30 et 25.

Le ministère considère comme un grand projet tous les travaux de plus de 100 millions de dollars, mais il porte aussi une attention particulière aux travaux de plus de 50 millions.

Cette réorganisation au sein du ministère fait partie d'un vaste plan de transformation organisationnelle qui s'échelonnera de décembre 2016 à mars 2020. Cette démarche à l'interne fait notamment suite aux nombreuses critiques qui ont défrayé la chronique au cours de la dernière année concernant la gestion du ministère.

Le plan comporte huit chantiers, qui vont de l'optimisation des processus contractuels au renforcement de l'éthique et de la transparence.

Afin d'éviter des situations de conflit d'intérêts, le ministère vient d'ailleurs de mettre en place une toute nouvelle politique d'octroi de contrats de services à des personnes retraitées de la fonction publique. Les embauches devront dorénavant faire l'objet d'approbations de la part des sous-ministres responsables pour mettre un terme aux situations où des employés étaient réembauchés quelques jours seulement après leur départ à la retraite.

Maintien de l'expertise

Le ministère des Transports souhaite aussi atteindre son objectif d'embaucher 970 personnes d'ici un an pour lutter contre la collusion et la corruption.

En octobre 2011, le gouvernement avait annoncé le recrutement de près de 1000 techniciens et ingénieurs, un objectif qu'il n'a pas été en mesure d'atteindre.

Toujours dans le but d'augmenter son expertise à l'interne, le MTQ va bonifier l'offre de formation de son personnel. D'ici 2019, le ministère va investir 2 % de la masse salariale pour augmenter les compétences de ses employés, alors que la loi prévoit seulement des investissements de 1 %.

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