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Le Nouveau-Brunswick investit pour l'équité salariale en éducation

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick va consacrer 35 millions de dollars sur 10 ans pour améliorer l'équité salariale dans le système d'éducation.

La ministre du Développement social, Cathy Rogers, a annoncé jeudi matin que le financement sera de 3,5 millions de dollars par année durant cette période.

La mesure touche environ 3000 travailleuses de soutien en éducation, soit des aides-enseignantes, des aides-bibliothécaires et des adjointes administratives.

L'augmentation est rétroactive à 2012. Les employées touchées auront donc cette année l'équivalent de quatre ans d'augmentation. Elles auront ensuite deux augmentations par année durant six ans.

Les réajustements salariaux prévus pour ces employées découlent directement de la loi sur l'équité salariale adoptée en 2009 par un précédent gouvernement libéral. En 2011, sous les progressistes-conservateurs, on a commencé l'évaluation des postes majoritairement occupés par des femmes. Durant la campagne électorale de 2014, les libéraux s'étaient engagés à mettre en oeuvre la loi sur l'équité salariale, s'ils formaient le prochain gouvernement. Le résultat : les femmes dans le milieu de l'éducation verront leurs salaires augmenter.

Johanne Perron, de la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick, se réjouit même si elle juge que l'annonce n'est pas entièrement satisfaisante.

« C'est un grand gain pour les femmes. Ça fait longtemps qu'on attend des résultats de la loi sur l'équité salariale de 2009. Alors, on est contentes de voir que le gouvernement a pris au sérieux son engagement. C'est certain qu'on aurait souhaité que les versements soient déjà complétés parce qu'on parle maintenant d'attendre encore six ans avant que les femmes atteignent un salaire équitable qu'elles auraient dû avoir en 2012. La loi demandait qu'en 2012 on commence les ajustements, mais quand même, c'est important d'avancer », explique Johanne Perron.

Une représentante du Syndicat canadien de la fonction publique présente à l'annonce, Theresa McAllister, a déclaré que l'attente a été tellement longue qu'elle ne croyait pas qu'elle verrait les augmentations avant de prendre sa retraite. Elle a ajouté que grâce aux augmentations, certaines travailleuses n'auront plus à utiliser les services de banques alimentaires. Selon Mme McAllister, plusieurs travailleuses du domaine vivent dans la pauvreté parce que les salaires sont « très bas » et parce que certaines d'entre elles ont moins de 40 heures de travail par semaine.

D'autres groupes d'employées attendent aussi des nouvelles semblables

« Il reste encore du travail à faire dans le secteur public même. Les sténographes attendent les résultats de leur évaluation. Puis, il y a des groupes dans les hôpitaux, des professionnels dans le secteur de l'éducation qui attendent encore », ajoute Johanne Perron.

La Coalition pour l'équité salariale souhaite aussi que le gouvernement instaure une loi pour contraindre les entreprises privées à adopter des plans d'équité salariale.

Avec les informations de Michel Corriveau

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