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Le Nouveau-Brunswick n’a plus d’ombudsman, mais un « ombud »

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a déposé un projet de loi pour changer l'appellation de l'ombudsman.

En appelant désormais l’ombudsman « ombud », les libéraux de Brian Gallant souhaitent attirer un plus grand nombre de femmes à se porter candidates et du coup réduire les stéréotypes de genre ainsi que la discrimination.

« Ce changement est symbolique, mais important, car il indique aux femmes du Nouveau-Brunswick qu’elles ont les mêmes possibilités, peu importe la fonction », a déclaré la ministre des Finances, Cathy Rogers.

Le gouvernement admet du même souffle que « techniquement, le mot suédois ‘’ombudsman’’ est non discriminatoire ». Les libéraux argumentent que ce terme a commencé à être éliminé dans d’autres provinces comme Terre-Neuve-et-Labrador et la Colombie-Britannique. Au Québec, toutefois, l’ombudsman est connu sous le nom du « protecteur du citoyen ».

L’ombudsman du Nouveau-Brunswick a été consulté en ce qui concerne le choix du nom « ombud ».

La langue évolue constamment en vue de tenir compte des changements qui surviennent dans la société.

Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick

« L’utilisation d’un terme sans distinction de genre respecte la réalité de notre travail et les gens qui l’effectuent. Lorsque l’on évite des stéréotypes de genre en milieu de travail, tout le monde en tire parti », a déclaré Charles Murray.

Dans la même veine, le gouvernement a annoncé que le Bureau du médiateur des loyers deviendrait le Tribunal sur la location de locaux d’habitation.

Ces changements s’inscrivent dans un engagement du gouvernement à respecter l’égalité des femmes et des hommes. Fredericton entend passer en revue tous les titres de poste pour faire en sorte que ceux qui sont sexistes soient recensés et modifiés.

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