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Le nouveau Conseil des ministres fédéral satisfait la classe politique québécoise

Le gouvernement Couillard semble satisfait de la composition du nouveau Conseil des ministres fédéral, annoncée ce matin par le nouveau premier ministre libéral Justin Trudeau. Québec voit notamment dans la décision de M. Trudeau de conserver pour lui le portefeuille des Affaires intergouvernementales une volonté de collaboration avec les provinces.

« Je crois qu'il donne suite à une volonté d'avoir une collaboration établie. Nous, on souhaite une collaboration », a commenté Jean-Marc Fournier, lui-même ministre responsable des Affaires intergouvernementales à l'Assemblée nationale.

Quant à la ministre de la Culture du Québec, Hélène David, elle croit qu'elle et la nouvelle ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, formeront « une bonne équipe ».

« Je suis ravie. D'abord, une femme qui a accédé au Conseil des ministres. Et Mélanie Joly est du Québec. Ça va me faire un très grand plaisir de communiquer le plus vite possible avec elle, échanger sur des dossiers de culture, de langue et de communication », a indiqué Mme David.

En fait, les choix de Justin Trudeau soulèvent peu de critiques de la part des personnalités politiques québécoises.

Très éloquente à ce sujet, la porte-parole de Québec solidaire et députée Françoise David a d'abord tenu à souligner la parité hommes-femmes, se réjouissant du fait que les femmes formant le nouveau Cabinet ne représentent pas « uniquement des ministères mineurs ».

« Je pense entre autres à la ministre de la Justice, qui est aussi une femme autochtone. J'imagine que ça peut nous donner des indications sur le fait que nous aurons enfin la commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées », a-t-elle déduit.

Françoise David pense toutefois que le nombre de ministres fédéraux québécois, soit 6 sur 30, n'est qu'un « plancher minimal » et démontre que « la place du Québec dans la fédération canadienne n'est plus du tout ce qu'elle a été il y a 20 ou 30 ans. « L'appétit pour la souveraineté va revenir, je l'espère », a glissé Mme David.

De son côté, le chef de l'opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, avait peu de commentaires à faire sur la composition du nouveau Cabinet.

M. Péladeau a cependant remarqué que plusieurs ministres formant le nouveau Cabinet fédéral « n'ont pas nécessairement d'expérience ». « Il faut voir », a-t-il conclu.

Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, il a dit être « content » que six Québécois soient nommés ministres fédéraux, mais avait cependant une critique à faire sur les ministères qu'on leur avait accordés.

« Peut-être un bémol, aucun de ces ministres n'a un portefeuille économique », a-t-il commenté.

Les grandes villes québécoises très satisfaites

Du côté municipal, les maires de Montréal et de Québec ont fait part de leur satisfaction devant les choix de Justin Trudeau.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, estime que la métropole en sort gagnante.

« En plus du premier ministre, trois nouveaux ministres proviennent de Montréal. [...] Je me réjouis du retour en force du Québec à la table des décideurs à Ottawa. C'est une véritable bouffée d'air frais. Avec ce nouveau Cabinet Trudeau, nous entrons dans une ère de respect et de partenariat avec Montréal et les municipalités », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

À Québec, le maire Labeaume, qui avait fait part de son désir d'avoir un ministre fédéral provenant de sa ville, s'est montré très heureux de la nomination de Jean-Yves Duclos au ministère de la Famille et du Développement social. Il s'est aussi réjoui de voir Mélanie Joly responsable du Patrimoine canadien, « parce qu'on a beaucoup de dossiers à la Ville de Québec dans ce secteur-là ».

« On est honnêtement très bien servis », a-t-il conclu.

Six ministres québécois aux commandes fédérales

Le nouveau premier ministre a nommé 15 hommes et 15 femmes au sein de son Cabinet, dont 6 élus québécois.

Héritant d'un important ministère, celui des Affaires étrangères, Stéphane Dion n'est pas le premier venu en politique. Député depuis 19 ans, actuellement dans la circonscription de Saint-Laurent, l'ancien chef du PLC a été ministre des Affaires intergouvernementales et de l'Environnement, respectivement sous Jean Chrétien et Paul Martin. 

Premier astronaute canadien à aller dans l'espace, mais député depuis 2008, Marc Garneau a été nommé au ministère des Transports. Il représente la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount.

Député de la circonscription de Québec, c'est Jean-Yves Duclos qui sera ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social. Jean-Yves Duclos est économiste. Il était professeur titulaire et directeur du département d'économique de l'Université Laval avant de faire le saut en politique.

Quant à Mélanie Joly, députée d'Ahuntsic-Cartierville, elle sera à la tête du ministère du Patrimoine canadien et sera également responsable des Langues officielles. On se rappellera qu'elle était arrivée deuxième dans la course à la mairie de Montréal en 2013, avant de faire cette année le saut en politique fédérale. Avocate, elle a aussi été directrice d'une agence de communication.

Deux ministres proviennent des régions québécoises. D'abord, Marie-Claude Bibeau, qui sera au Développement international et à la Francophonie. Députée de Compton-Stanstead, Mme Bibeau était auparavant directrice du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke et siégeait au sein de plusieurs conseils d'administration. Elle avait débuté sa carrière à l'Agence canadienne de développement international (ACDI).

Finalement, la Gaspésienne Diane Lebouthillier, députée de la circonscription Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, s'occupera du ministère du Revenu national. Auparavant préfète de la MRC du Rocher-Percé, elle a aussi déjà œuvré comme travailleuse sociale.

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