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Le nouveau ministre du Patrimoine canadien ne veut pas d'une « taxe Netflix »

Le nouveau ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, n'entend pas « faire payer davantage de TPS aux Canadiens » en forçant le service de diffusion en ligne Netflix à percevoir la taxe sur les produits et services dans le cadre de ses activités au pays.

En entrevue à l'émission Midi info, sur ICI Première, ainsi que sur les ondes de RDI, M. Rodriguez a fait sienne la position de sa prédécesseure, Mélanie Joly, qui s'occupe désormais des portefeuilles du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie à la suite du remaniement ministériel de mercredi.

Questionné à savoir si Mme Joly avait justement été remplacée à la tête du ministère du Patrimoine canadien en raison de sa gestion de cet épineux dossier, le nouveau ministre a plutôt indiqué que sa collègue héritait d'importantes responsabilités.

« On parle de francophonie; on parle de langues officielles; on parle de tourisme, qui est un pan important de notre économie... Vous savez, ce sont des changements qui arrivent, et qui permettent au Québec d'avoir un ministre de plus », a souligné M. Rodriguez.

Depuis janvier, Pablo Rodiguez agissait en tant que whip en chef du gouvernement de Justin Trudeau, poste qu'il gardera temporairement, le temps d'assurer la transition.

Il rejoint ainsi ses autres collègues québécois François-Philippe Champagne, ministre des Infrastructures et des Collectivités, Mélanie Joly, et les quatre autres ministres au sein du caucus libéral, dont Marc Garneau aux Transports et la ministre du Revenu, Diane Lebouthillier.

Toujours sur le dossier Netflix, le ministre Rodriguez évoque un contexte « beaucoup plus complexe », sans donner plus de détails.

Celui qui a déjà été porte-parole libéral en matière de patrimoine, sous le gouvernement Harper, se retrouve donc nouveau porte-étendard de la culture canadienne.

« Mon travail, c'est d'aider nos artistes à faire ce qu'ils font le mieux – créer –, mais aussi à exporter [leurs créations] », a ajouté le ministre, avant d'évoquer la recherche de nouveaux marchés pour les produits culturels canadiens, à l'écart du marché « traditionnel » de l'Europe, par exemple.

Avant de faire progresser les dossiers entamés par sa prédécesseure, Pablo Rodriguez souhaite prendre le temps de rencontrer ses collaborateurs et les fonctionnaires du ministère pour prendre connaissance des plus récents développements liés à ses nouvelles fonctions, a-t-il indiqué.

Le Parti québécois veut une nouvelle entente

M. Rodriguez a par ailleurs semblé fermer la porte à l'appel lancé mercredi, par les députés péquistes Nicolas Marceau et Pascal Bérubé, en faveur de la réouverture de l'entente avec l'entreprise américaine.

Dans un communiqué, MM. Marceau et Bérubé soutenaient que « la gestion du dossier Netflix aura précarisé nombre de nos artisans québécois et aura coûté cher à de nombreux producteurs et artistes d'ici ».

Les deux politiciens souhaitaient qu'Ottawa rétablisse « l'équité entre la multinationale et les diffuseurs d'ici ».

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