La députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) Hélène Laverdière quittera la vie politique à la fin de son présent mandat. La représentante de la circonscription de Laurier–Sainte-Marie, à Montréal, évoque son âge pour passer à autre chose.

« En 2019, je vais avoir 64 ans. Je crois que c’est le temps pour moi de faire une pause, d’avoir plus de temps à consacrer à plein de choses, en commençant par mon conjoint, ma famille, mes amis et tout ça », a-t-elle expliqué en entrevue à ICI RDI.

Mme Laverdière a aussi expliqué vouloir laisser de la place « à du sang neuf », « aux autres générations ».

Portée par la « vague orange » lors de l’élection fédérale de 2011, Mme Laverdière avait causé la surprise en battant le fort populaire chef du Bloc québécois Gilles Duceppe par plus de 5300 voix.

En 2015, elle a résisté à la déconvenue du NPD, qui n'a conservé que 16 sièges au Québec, dont le sien. Affrontant de nouveau Gilles Duceppe, qui avait repris du service à la tête du Bloc québécois en déroute, elle avait conservé son avance de plus de 5000 voix.

Hélène Laverdière affirme ne pas avoir été approchée par d’autres partis, et assure qu’elle va rester en poste jusqu’à la fin de son mandat. Elle n’envisage pas de carrière à un autre niveau politique, mais souhaite rester impliquée socialement, « en tant que citoyenne seulement. »

Lors de la plus récente course à la chefferie, Mme Laverdière avait soutenu Jagmeet Singh, qui a été élu. « Je continue de l’appuyer. Je trouve qu’il fait un travail extraordinaire, affirme Mme Laverdière. Il devient de plus en plus connu. Il lui reste 15 mois pour continuer à se faire connaître. Je sais qui il est, je connais ses valeurs, ses principes, les causes qu’il est prêt à défendre et je pense que ça va rejoindre beaucoup de gens. »

Sa décision de quitter ses fonctions n’est pas liée aux mauvais résultats de son parti dans les sondages, affirme-t-elle. « Ça n’a vraiment rien à voir, dit-elle. Les sondages, à 15 mois des élections, je prends cela avec un grain de sel. Ce n’est pas du tout ma motivation. »

Le NPD est actuellement bon troisième dans la plupart des coups de sonde. Au Québec, une poignée de circonscriptions, dont celle de Mme Laverdière ainsi que celle de Rosemont, lui semble assez assurées.

Docteure en sociologie, Mme Laverdière a travaillé pour le ministère des Affaires étrangères du Canada pendant une quinzaine d’années, notamment comme diplomate à Washington, Dakar et Santiago.

Elle est d’ailleurs porte-parole du NPD pour les affaires étrangères.

La politique, « c’est difficile, dit Mme Laverdière. Mais c’est en même temps merveilleux. C’est le travail le plus stimulant, le plus intéressant, qui m’a procuré le plus de plaisir. C’est absolument extraordinaire, mais c’est aussi très exigeant, en termes de temps et d’énergie. »

Le député néo-démocrate ontarien David Christopherson a aussi annoncé qu'il ne serait pas candidat aux élections fédérales en 2019.

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