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Le NPD-Québec divisera-t-il le vote de gauche dans Rosemont?

La bataille électorale à venir dans la circonscription de Rosemont, à Montréal, actuellement représentée par le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, comptera bientôt une candidate de plus. Le NPD-Québec a en effet l'intention d'y présenter l'ex-députée fédérale néo-démocrate Paulina Ayala.

Un texte de Sébastien Bovet, chef du Bureau parlementaire à Québec

Le candidat de Québec solidaire, Vincent Marissal, pourrait donc devoir regarder dans son rétroviseur gauche pendant la campagne électorale. Au Parti québécois, on souhaite secrètement que l'arrivée du NPD-Québec divise le vote de gauche.

Même si l’investiture n’a pas encore eu lieu, tout indique que Mme Ayala sera candidate dans Rosemont. Elle a été députée d’Honoré-Mercier à la Chambre des communes de 2011 à 2015. Le chef du NPD-Québec, Raphaël Fortin, se défend de diviser le vote de gauche et de nuire aux chances de Québec solidaire.

Difficile à ce stade-ci de mesurer l’effet du NPD-Québec sur le vote. En étant fédéraliste, le nouveau parti pourrait attirer des électeurs aux idées de gauche qui ne sont pas souverainistes.

À Québec solidaire, on ne semble pas trop s’inquiéter. « La circonscription n’appartient pas à un parti plus qu’à un autre, on est confiant de pouvoir l’emporter dans Rosemont », affirme Stéphanie Guévremont, responsable des relations avec les médias du parti.

Fondé il y a un an, le NPD-Québec dévoilera en fin de semaine prochaine un nouveau logo et un nouveau site web. Il pourrait présenter entre 40 et 60 candidats aux élections générales, selon une source, une information que refuse cependant de confirmer M. Fortin.

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