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Le NPD veut des excuses du pape pour les pensionnats autochtones

PRIMEUR – Le Nouveau Parti démocratique (NPD) entend déposer une motion à la Chambre des communes pour réclamer que la Conférence des évêques catholiques du Canada invite le pape François au Canada pour s'excuser aux survivants et aux familles des victimes des pensionnats autochtones.

Dans une lettre adressée au premier ministre Justin Trudeau, et dont Radio-Canada a obtenu copie, les députés Charlie Angus et Romeo Saganash disent avoir été « profondément attristés en apprenant que le pape ne viendrait pas en visite au Canada pour présenter ses excuses pour le rôle de l’Église dans le système abominable des pensionnats autochtones ».

Les députés de Timmins–Baie-James et de l'Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou écrivent que le « travail de réconciliation ne sera pas complété sans des excuses de la part du pape » concernant les abus subis par « d’innombrables jeunes autochtones partout au Canada ».

Les élus soulignent que cette demande constitue l’appel à l’action numéro 58 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation.

Dans une lettre aux Autochtones, mardi, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Lionel Gendron, expliquait qu'après avoir examiné attentivement la demande de la commission et en avoir « discuté abondamment avec les évêques du Canada », le pape François était d'avis qu'il ne pouvait « y répondre personnellement ».

Or, dans leur missive, les deux députés néo-démocrates affirment plutôt que « la Conférence des évêques catholiques du Canada, lors de son récent congrès, a refusé d’inviter le pape à venir présenter ces excuses ».

Revoir leur décision

La Commission de vérité et réconciliation s'inspirait des excuses offertes par le pape en 2010 aux Irlandais victimes d'agressions sexuelles perpétrées par des prêtres catholiques.

Elle avait conclu que ces pensionnats étaient un outil de « génocide culturel » à l'égard des nations autochtones.

De plus, les députés du NPD pressent Justin Trudeau à contacter les évêques canadiens afin qu’ils reconsidèrent leur décision.

Le premier ministre avait personnellement invité le pape, l'an dernier, lors d'une visite officielle au Vatican, à présenter ses excuses aux survivants et aux familles des victimes de sévices subis dans ces pensionnats.

Avec les informations de Louis Blouin.

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