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Le Parti libéral du Canada fait le pari de la gratuité

Du NPD au Parti conservateur, en passant par le Bloc québécois et le Parti vert, tous les grands partis fédéraux au pays chargent des frais pour devenir membres. Le Parti libéral fait maintenant bande à part et il fait le pari qu'il a tout à gagner.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

Que peut-on acheter de nos jours avec 10$? Un dîner peut-être. Mais selon le PLC, le simple fait de devoir débourser quelques dollars pour devenir membre représente un obstacle.

Selon l'ancien ministre Pierre Pettigrew, cette barrière n'est pas que monétaire. L'identification politique a changé.

D'ailleurs, Justin Trudeau utilise abondamment le mot moderne, pour décrire la nouvelle constitution du parti, adoptée en congrès samedi à Winnipeg et qui comprend l'abolition des frais d'adhésion au PLC.

Justin Trudeau veut faire de son parti un mouvement « politique moderne et branché sur les Canadiens ».

Pas tout à fait une première

Les libéraux avaient déjà testé cette idée. Lors de la course à la direction de 2013, des sympathisants avaient pu voter pour élire le chef, sans avoir acheté de carte de membre. Près de 300 000 partisans s'étaient ainsi inscrits.

Et c'est le pari que fait le parti pour attirer de nouveaux militants, qui contribueront ensuite financièrement à l'organisation.

Au-delà du grand principe d'ouverture, le Parti espère aussi en tirer profit. Justin Trudeau l'admet même avec candeur:

« Inviter les gens à venir participer avec vous tout en travaillant à mieux mériter leur appui et essayer de les transformer en donateurs, c'est exactement le processus que le Parti libéral va suivre », soutient-il.

Le nerf de la guerre

L'adage dit qu'on ne change pas une formule gagnante. Le Parti libéral a peut-être gagné la dernière élection, mais il perd, plus souvent qu'à son tour, la course au financement face au Parti conservateur. Les libéraux décident cette fois d'expérimenter une formule nouvelle.

Avec ce changement adopté si tôt après la victoire, le Parti indique qu'il pense déjà à la prochaine bataille électorale, même si elle n'est qu'en 2019.

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