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Le Parti québécois prépare la bataille, assure Pascal Bérubé

Le leader parlementaire de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Pascal Bérubé, indique que l'annonce prochaine de plusieurs nouvelles candidatures viendra combler les départs annoncés cette semaine des trois députés vedettes que sont Nicole Léger, Agnès Maltais et Alexandre Cloutier.

Un texte de Joane Bérubé d'après une entrevue de Daniel Thibault

Le Parti québécois se prépare avec optimisme à l’échéance électorale, a soutenu Pascal Bérubé en entrevue à l’émission Dans les coulisses du pouvoir.

Le député de l’opposition a nié que les récents départs reflétaient les difficultés vécues par son parti à regagner la faveur populaire.

Les trois députés, a-t-il souligné, partent pour des motifs très différents sans être en mauvais terme avec le chef du parti, Jean-François Lisée. « Ils ont tous des raisons personnelles. Le chef a participé à deux des points de presse. S’il avait pu participer au troisième, il l’aurait fait », a poursuit le député de Matane-Matapédia.

Ce dernier a aussi rappelé que les trois députés quitteront leurs fonctions seulement à l’automne et qu’ils demeurent des militants du Parti québécois.

Le recrutement de candidats, selon lui, va très bien.

Il a cité en exemple la candidature annoncée cette semaine de Nathalie Leclerc, la fille de Félix Leclerc, puis celle de Pierre-Paul Plamondon qui briguera l’investiture dans Prévost ainsi que celui de la militante anglophone, Jennifer Drouin, qui entend à nouveau affronter la députée de Québec solidaire, Manon Massé, dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Une vingtaine de candidats potentiels auraient aussi été rencontrés cette semaine par le chef du PQ, Jean-François Lisée.

Appelé à commenter les intentions de vote de son parti, qui sont à 19 % selon certains sondages, Pascal Bérubé a raconté qu’il avait lui-même été élu la première fois en 2007, au moment où son parti, dirigé par André Boisclair, recueillait 20 % seulement des appuis. « Ce qui est important, c’est d’être là pour ses convictions, ce n’est pas de suivre les modes. »

Le Parti québécois arrive aussi en tête du financement populaire, a tenu à souligner le député. « Je sais qu’on sera dans la course, je ne déteste pas cette position parfois d’être les négligés, ça rend la lutte encore plus intéressante », a ajouté le député.

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