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Le Parti vert veut empêcher le déversement d'eaux usées à Montréal

Au tour de candidats à l'élection fédérale de dénoncer le déversement d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, en aval de Montréal.  Les candidats du Parti vert JiCi Lauzon et Corina Bastiani annoncent vouloir déposer une demande d'injonction pour empêcher la Ville d'aller de l'avant.

Ils demandent aussi l'intervention d'Environnement Canada.

« Faut-il rappeler au maire que nous sommes des millions à vivre en aval du lieu de déversement et que nous buvons l'eau de ce fleuve? » affirme JiCi Lauzon, candidat du Parti vert dans Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères, dans un communiqué.

« Quand on pense que les municipalités n'ont même pas le droit de déverser leurs neiges usées dans les cours d'eau. Montréal va, elle, déverser huit milliards de litres de coliformes, de produits pharmaceutiques et de rejets industriels? Les centrales des municipalités en aval devront maximiser leurs traitements vu les circonstances. Il est inacceptable de prendre en otage ainsi notre écosystème et la population », croit la candidate dans Bécancour-Nicolet-Saurel, Corina Bastiani. 

Les candidats demandaient aussi à l'administration Coderre de rendre publics les documents d'autorisation du ministère de l'Environnement, ce qui a été fait durant la journée.

Des organismes environnementaux se disent aussi inquiets. Parmi eux se trouve la Fondation Rivières, qui est d'avis que la Ville n'a pas identifié toutes les mesures possibles pour réduire les impacts du déversement.

Le tiers des égouts dans le Saint-Laurent

La Ville de Montréal a confirmé vendredi que le tiers du réseau d'égouts de la Ville de Montréal sera déversé directement dans le fleuve pendant une semaine complète à la mi-octobre.

Sous la pression de l'opposition et des médias, la Ville avait décidé de réexaminer sa décision, mais la révision du dossier a conforté les élus dans leur décision initiale.

Selon la Ville et le ministre de l'Environnement, David Heurtel, le déversement prévu est déplorable, mais malheureusement inévitable.

M. Heurtel se réfugie derrière un rapport d'analyse environnementale réalisé par les experts de son ministère pour expliquer que le déversement aura lieu malgré les craintes des citoyens.

La biosphère du lac Saint-Pierre, qui se trouve sur la route du déversement de la Ville de Montréal, est un écosystème reconnu par l'UNESCO. Il représente 50 % des milieux humides du fleuve Saint-Laurent

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