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Le PC promet un 2e discours du Trône concis autour de la « gestion des finances »

« Réparer les finances et les services, reconstruire notre structure économique et renforcer nos partenariats » : c’est ce qui sera au coeur du discours du Trône de lundi, annonce le premier ministre.

Par ailleurs vendredi, Brian Pallister a saisi le prétexte d’une conférence de presse sur un avant-goût de ce discours pour dénoncer l'inertie de l’administration néo-démocrate précédente pour remplacer le système de communication mobile d'urgence de la province. Il a cité cet exemple comme un des « défis » avec lesquels le gouvernement actuel compose.

NPD : « le gouvernement Pallister est décevant »

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) dit ne pas avoir de grandes attentes pour le discours de lundi. « Je ne retiens pas mon souffle », note la chef par intérim Flor Marcelino.

Le parti voudrait voir le gouvernement investir davantage dans le social : notamment le logement abordable, les familles, la création d’emploi, le Nord, les Autochtones, mentionne-t-elle.

« Chaque jour pendant la période des questions, nous demandons au gouvernement combien de places en garderies et combien d’unités de logement abordable vont être construites, si le salaire minimum va être augmenté. Nous n’avons pas entendu de réponses définitives, alors nous allons juste continuer à demander », déclare Flor Marcelino.

PLM : l’accent sur la santé cérébrale

Le parti libéral du Manitoba (PLM) demande, pour sa part, que la santé cérébrale soit traitée en priorité dans le discours du Trône. Les trois députés du caucus libéral ont présenté vendredi un rapport détaillé à ce sujet, qui comporte 98 recommandations et exige la création d’un groupe de travail composé d’experts de la santé. « Être seulement des critiques du gouvernement, ce n’est pas assez », souligne le député Jon Gerrard.

Le rapport recommande, par exemple, que certains services de psychologues soient couverts dans l'assurance maladie au même titre que les services des médecins. Il fixe aussi, comme cible à atteindre, que 9 % du budget provincial de la santé soit dédié à la santé cérébrale - une part présentement estimée à 4-5 %, dit Jon Gerrard.

Il soutient que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Dans son premier discours du trône, le PC avait annoncé qu’il « entamerait des discussions sur l'élaboration d’une stratégie complète de santé mentale », mais n’a pas fait d’annonce précise depuis.

On est déçus de n’avoir rien vu pour l’instant. On s’attend à ce qu’ils agissent, et on va les tenir responsables.

Jon Gerrard, député du Parti libéral du Manitoba

Pas de surprises?

Le premier discours du trône du PC en mai avait été sans surprise, à l’image de sa plateforme électorale. Le gouvernement insistait déjà sur une « gestion financière prudente », et reprenait directement plusieurs promesses de campagnes comme la réduction des frais d’ambulance ou encore l’abolition de la subvention aux partis politiques.

Le politologue Raymond Hébert s’attend à ce que le PC poursuive sur cette lignée. « Les gouvernements néo-démocrates, habituellement, sont très ambitieux dans leurs discours du Trône sur le plan social surtout, en éducation, en santé, etc. », note-t-il en comparaison.

Ce gouvernement-ci a été élu avec un mandat de prudence dans les dépenses publiques et c’est certainement l’orientation que M. Pallister a donnée à son gouvernement depuis le début.

Raymond Hébert, politologue

Raymond Hébert note que la première session de ce gouvernement a été modeste et que jusqu’ici, les mesures annoncées par le gouvernement n’ont souvent pas nécessité de législation spécifique : par exemple cette semaine, l’adhésion du Manitoba au Nouveau partenariat de l'Ouest, qui était une promesse de campagne.

Par ailleurs, au chapitre de l'environnement, les progressistes-conservateurs doivent encore dévoiler les détails sur une stratégie manitobaine sur le climat, en lien avec les plans du fédéral pour une tarification du carbone.

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